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mardi 29 mai 2018

Ah, Valentine...


Vase-sculpture 😅 de Valentine SCHLEGEL illustrant l'article "Des objets pour la terrasse", paru dans le numéro de mai-juin 1958 de la revue "Meubles et Décors".

Dédié à l'ami @ulrikk_, véritable passionné de fleurs séchées, toujours sur la brèche pour dénicher des contenants à la hauteur de ses chéries 😂…

PS : à quand un magazine "de déco" digne de ce nom et qui nous proposerait l'équivalent actuel ?

On peut rêver, n'est-ce pas ? 

***

Hé oui, retour à la maison, après deux années et demi passées sur Facebook, réseau social certes intéressant mais dont je me suis lassé pour diverses raisons...

Je reste par contre véritablement un inconditionnel d'Instagram, particulièrement façile à utiliser et très ludique, où vous pourrez découvrir mes nouveaux billets en avant-première.

C'est ici : Céramique 50, le blog sur Insta !

À très vite !

jeudi 23 octobre 2014

Le jardin de Carla


Si vous aimez la sculpture abstraite de la seconde moitié du XXe siècle, vous adorerez l'oeuvre de l'artiste italo-américaine Carla LAVATELLI (1928-2006).

Une grande dame, qui a également dessiné, peint, fait des collages et des tapisseries, tâté de la céramique et eu le bonheur de terminer ses jours dans une merveilleuse maison toscane entourée d'un formidable jardin de sculptures : les siennes.

Deux de ses oeuvres sont visibles à Mougins (Alpes-Maritimes), dont une installée il y a quelques jours, "La ronde des mouettes".

La SVV Auction Art dispersera demain un très bel ensemble d'oeuvres provenant de sa succession et le catalogue, magnifique, est une véritable plaisir des yeux !

Bonne emplettes au cas où...

En photo : "L'oeil" (détail), sculpture en granit bleu brésilien (H. 60 cm, L. 85 cm, P. 42 cm), vers 1970-72, lot n° 19 de la vente (estimé 15.000 à 20.000 €).

vendredi 10 janvier 2014

"La furie" de Michel ANASSE

Michel ANASSE (né en 1935)
"La furie" 
Fer soudé (circa 1968-70)
L. 73 cm, h. 95 cm, pr. 36 cm

Cette sculpture particulièrement impressionnante fait partie d'une série majeure de l'artiste, Les Caractères, réalisée dans les années soixante, et dont j'ai la chance de posséder deux autres beaux spécimens : Croissance et Babel aux mille pattes.

Quelques rappels de mythologie gréco-romaine ne sont pas inutiles afin d'éclaircir le titre de cette oeuvre et au bout du compte apprécier à quel point elle est réussie :

Les Furies, Euménides ou encore Érinnyes sont des divinités infernales chargées d'exécuter sur les coupables la sentence des juges. Elles doivent leur nom à la fureur qu'elles inspirent.

Ministres de la vengeance des dieux, elles ont dû exister dès l'origine du monde : elles sont vieilles comme le crime qu'elles persécutent, comme l'innocence qu'elles s'efforcent de venger. Selon les uns, elles ont été formées dans la mer par le sang de Cælus, lorsque ce dieu antique fut outragé et blessé par Saturne. Selon Hésiode, qui les fait plus jeunes d'une génération, elles naquirent de la Terre qui les avait conçues du sang de Saturne blessé par Jupiter. Ailleurs ce poète les dit filles de la Discorde. Eschyle prétend qu'elles ont été engendrées par la Nuit et l'Achéron. Enfin Sophocle les fait sortir de la Terre et des Ténèbres, et Épiménide les suppose filles de Saturne et d'Évonyme, sœurs de Vénus et des Parques. Leur pouvoir s'exerce non seulement aux Enfers, mais encore sur la terre et même dans le ciel.

Les plus connues des Furies, les plus souvent citées par les poètes sont Tisiphone, Mégère et Alecton.

Tisiphone, vêtue d'une robe ensanglantée, est assise et veille nuit et jour à la porte du Tartare. Dès que l'arrêt est prononcé aux criminels, elle s'arme de son fouet vengeur, les frappe impitoyablement, et insulte à leurs lamentations ; de la main gauche elle leur présente des serpents horribles, et appelle ses barbares sœurs pour la seconder. C'est elle qui, pour punir les mortels, répandait la peste et les fléaux contagieux ; c'est encore elle qui poursuivit Étéocle et Polynice, et fit naître en eux cette haine insurmontable qui survécut même au trépas. Cette furie avait sur le mont Cithéron un temple environné de cyprès, où Œdipe, aveugle et banni, vint chercher un asile.

Mégère, sa sœur, a pour mission de semer parmi les hommes les querelles et les disputes. C'est elle aussi qui poursuit les coupables avec le plus d'acharnement.

Alecton, la troisième furie, ne laisse aux criminels aucun repos ; elle les tourmente sans relâche. Odieuse à Pluton même, elle ne respire que la vengeance, et il n'est point de forme qu'elle n'emprunte pour trahir ou satisfaire sa rage. Elle est représentée armée de vipères, de torches et de fouets, avec la chevelure entortillée de serpents.

On appelle parfois Érinnyes la première des Furies et son nom est devenu un terme générique employé pour les désigner toutes ensemble. Les Érinnyes avaient un temple près de l'Aréopage, à Athènes. Ce temple servait d'asile inviolable aux criminels. C'est là que tous ceux qui comparaissaient devant le tribunal de l'Aréopage étaient obligés d'offrir un sacrifice et de jurer sur les autels qu'ils étaient prêts à dire la vérité.

Dans les sacrifices offerts aux Furies, on employait le narcisse, le safran, le genièvre, l'aubépine, le chardon, le sureau ou l'hièble et l'on brûlait des bois de cèdre, d'aune et de cyprès. On leur immolait des brebis pleines, des béliers et des tourterelles.

Ces déesses redoutables étaient partout l'objet d'hommages particuliers : c'est avec respect que l'on prononçait leur nom, et c'est à peine si l'on osait jeter les yeux sur leurs statues et les sanctuaires qui leur étaient consacrés.

En résumé, les Furies avaient pour devoir le maintien de l'ordre et de l'harmonie dans la famille, la société et le monde moral. Elles inspiraient la crainte des remords, des châtiments inévitables et par là même faisaient comprendre aux hommes les douceurs d'une honnête conscience et les avantages de la vertu. 

Source : l'excellent site Dicoperso.

Alors, Tisiphone, Mégère (ah..., je comprends maintenant pourquoi certains traitent leur épouse de "véritable mégère" ;-) ou Alecton, ma furie à moi ?

Personnellement, je dirais "Alecton" !


Ouf, je ne crains rien : la miss ne poursuit de ses foudres que les criminels, qui n'ont vraiment pas intérêt à passer par ma baie vitrée ; sinon gare à elle :-).

Bon week-end !

Provenance : acquise directement auprès de l'artiste.

Inv. PM MA 7 i