mercredi 8 février 2012

Carreau de Roger CAPRON

Roger CAPRON (1922-2006)
Carreau (circa 1950)
L. 20 cm, l. 20 cm, h. 0,9 cm

Emblématique du travail de Roger CAPRON dans les années 50, ce très joli carreau en faïence émaillée a sans doute été conçu pour décorer une de ses charmantes petites tables basses "mixtes" (rotin et céramique).

Il est en parfait état - c'est assez rare, compte tenu de la fragilité de ce type d'objet - et sort vraiment de la moyenne au niveau de la qualité d'exécution. Cette dernière est en effet un peut trop souvent hâtive chez ce céramiste, production industrielle oblige.

Une inscription est peinte sous la base ("C6"), probablement la référence de ce modèle au catalogue de l'artiste.

Inv. PM RC 3

mardi 7 février 2012

Vase "calice" de Jacques et Dani RUELLAND (III)

Jacques (1926-2008) et Dani (1933-2010) RUELLAND
Vase "calice" (circa 1960)
H. 9 cm, Ø 10,5 cm

Contrairement au précédent, ce calice est tout en rondeurs.

L'émail est d'un superbe rouge nuancé de pourpre, très brillant et dilué, laissant ainsi apparaître par endroits la terre grise au manganèse des RUELLAND. L'effet est superbe !

Il est signé "DJ Ruelland" sous la base.

Inv. PM JDR 17

lundi 6 février 2012

Vase "calice" de Jacques et Dani RUELLAND (II)

Jacques (1926-2008) et Dani (1933-2010) RUELLAND
Vase "calice" (circa 1960)
H. 13,5 cm, Ø 8 cm

Les vases de type "calice" produits par le couple RUELLAND sont de très jolies pièces.

La forme élancée et épurée de celui-ci ainsi que sa très belle couleur turquoise (nuancée de très fines particules brunes) en font l'un de mes calices préférés.

Il est signé "Ruelland" sous la base.

Inv. PM JDR 16

dimanche 5 février 2012

Le manque de place


Avant de collectionner la céramique 50, j'ai été tenté de m'intéresser aux arts premiers, et notamment aux arts du Pacifique, coup de coeur pour Tahiti oblige. J'ai très vite renoncé. La faute aux prix trop élevés pour ma bourse et aux problèmes d'authenticité inhérents à cette spécialité.

En remettant ce matin un peu d'ordre dans ma bibliothèque, je suis retombé sur le catalogue de la vente GOLDET, un collectionneur boulimique. En revoyant la photo de son salon (ci-dessus), je me suis rappelé de ma réaction horrifiée à l'époque.

Mon regard a ensuite machinalement glissé vers mon "ex bar" :


J'ai alors souri... et compris. Tous les collectionneurs fonctionnent peu ou prou de la même manière. Ils chassent et accrochent leurs trophées, en font des groupes, les modifient, etc. Et ont, au bout du compte, un même problème : la place !

Il y a une quinzaine d'années, je vivais dans un superbe 100 m2. Situé dans un ancien couvent datant du 18e siècle, il avait vraiment tout pour plaire : loyer imbattable (750 F ; irréel aujourd'hui...), situation idéale (le vieux Limoges), dernier étage, beaux volumes, plancher d'époque, etc.

Étant alors étudiant (probablement le mieux logé de la ville ;-), cet appartement était plus que dépouillé (un canapé-lit et un bureau sur tréteaux dans le séjour, la cuisine et les chambres étant vides). Je rêvais de le remplir d'oeuvres d'art...

Bref, tout le contraire de mon studio actuel, trois fois plus petit, un peu bohème (mais ça j'aime bien) et légèrement... encombré. A l'origine, le bar séparait idéalement la cuisine du séjour. C'est à présent l'un de mes sept (!) "îlots" de céramiques.

Certes, j'ai à présent la chance de pouvoir entendre les vagues de la Méditerranée (rien de mieux pour s'endormir ;-) et de bénéficier d'un climat beaucoup plus clément que celui du Limousin, mais à chaque fois que je "rentre" une nouvelle pièce, je ne peux m'empêcher de repenser à mon ancien appartement et au bel écrin qu'il aurait pu devenir...

vendredi 3 février 2012

"Tête de bovidé" de François RATY

François RATY (1928-1982)
"Tête de bovidé" (1955)
L. 59 cm, l. 51 cm, pr. 15 cm

"Waouh" !

Que dire d'autre devant la beauté et la modernité de cet objet ?

J'ai longtemps rêvé d'un "premier RATY" sculptural. Il est enfin là, sous mes yeux.

Lorsque qu'il m'est apparu il y a quelques mois, en chinant sur le Net, j'ai tout de suite saisi l'opportunité de l'acquérir, sachant qu'une pièce d'un tel niveau de qualité ne se représenterait pas avant un bon moment. Son financement n'a pas été facile, mais comme je suis un adepte du quand on veut, on peut...

C'est indiscutablement la plus belle pièce de ma collection, et également la plus imposante. J'ai vraiment beaucoup de chance de pouvoir l'admirer tous les jours :-).

2012 commence vraiment bien pour moi, mais la barre est haute ; ce sera difficile de faire mieux à l'avenir !

La bête, unique, est signée "Raty" et datée "1955" sous la base.

NB : son "cadre" très original (une simple planche de bois peinte d'un magnifique rouge vif) et le remarquable système d'accrochage en fer forgé ont été conçus par l'artiste.

"Raty, lui aussi peintre, est venu à la céramique dont il a appris la technique avec René Maurel. Nul doute qu'au point de vue des thèmes - hiboux, taureaux, chèvres - il ait un temps subi l'influence de Picasso mais il s'en est libéré et réalise une oeuvre extrêmement personnelle. C'est un chercheur, un expérimentateur. Il a abandonné le tournage et modèle tout à la main, même de grandes et lourdes coupes d'une magnifique plénitude de forme. Il travaille, quand il se peut, d'après nature - hiboux, hulottes - et élève aux colombins des personnages de grandes dimensions, extraordinaire réussite du point de vue technique, d'une singulière valeur architecturale ; dans le même temps, il poursuit ses recherches de matière. Sa faïence grand feu est toujours émaillée de colorations graves, sourdes : bruns, bleus, verts, rouges. En réalité, avec la terre, ce peintre est devenu sculpteur autant que céramiste. Toutes ses pièces sont uniques".

Renée MOUTARD-ULDRY (1956)

Provenance : collection Franck SCHMIDT puis galerie Christophe LEMONNIER.

Inv. PM FR 1

jeudi 2 février 2012

Une mystérieuse "apostrophe"...


J'ai remarqué que de nombreuses pièces signées "JOUVE" présentent une sorte d'apostrophe à coté du symbole "alpha" de l'artiste.

Cette "marque" doit bien avoir une signification.

Jusqu'à présent, personne n'a pu éclairer ma lanterne, d'où cet appel.

Volonté de caractériser un type de pièce particulier ? Marque comptable ? Période de travail spécifique ? Oeuvre sous-traitée par un collaborateur, ou, au contraire, produite par JOUVE lui-même ? Mystère...

Les pièces signées "AT JOUVE" (atelier JOUVE), produites par l'épouse du céramiste après son décès, présentent également cette marque, mais pas toujours.

Merci d'avance pour la clé de cette énigme !

PS : d'autre part, j'ai rencontré deux pièces marquées "E" (sans notre mystérieuse apostrophe). J'aimerais également bien connaître la signification de cette lettre...

mercredi 1 février 2012

Vase "figue" de Jacques et Dani RUELLAND

Jacques (1926-2008) et Dani (1933-2010) RUELLAND
Vase "figue" (circa 1960)
H. 10 cm, Ø 9 cm

L'émail de ce vase est vraiment superbe, orange "pop", très vif, nuancé d'un fin semis de petites taches orange pâle.

Il s'agit ici du "petit modèle" (10 cm de haut) de ce classique des RUELLAND.

La pièce est signée "Ruelland", sous la base (inscription incisée manuellement).

Inv. PM JDR 15