mercredi 28 mars 2012

Pichet de Vassil IVANOFF

Vassil IVANOFF (1897-1973)
Pichet (circa 1970 ?)
H. 19 cm

C'est avant tout la forme très originale de ce bel objet qui m'a attiré, une forme à la fois massive et épurée, classique et moderne.

Son émaillage est également intéressant, très épais, me faisant penser à un appétissant glaçage de gâteau. Il ne recouvre pas le bas du pichet, laissant ainsi apparaître le beau grès orangé qui le constitue. Excellente idée !

Il est signé "IVANOFF" et numéroté "140" sous la base, par incision.

Inv. PM VI 1

mardi 27 mars 2012

JOUVE : attention aux FAUX !

Vous avez un faible pour les céramiques de Georges JOUVE ?

Un bon conseil : consultez un expert avant tout achat si vous n'êtes pas sûr de votre oeil car des faux récemment exécutés - des vases "rouleaux" (1) - commencent à faire leur apparition, notamment sur certains sites de vente aux enchères.

L'offre en céramiques 50 de qualité étant largement inférieure à la demande, j'ai bien peur que ce ne soit hélas qu'un début et que le phénomène n'affecte à terme d'autres artistes à la mode (je pense par exemple aux RUELLAND).

Jusqu'à présent, le principal piège tendu aux amateurs était le "bidouillage". En d'autres termes, l'apposition d'une fausse signature "X" sur une céramique anonyme d'époque ayant l'air d'un "X". Un phénomène relativement marginal, l'opération étant plutôt délicate, qui plus est lorsque la fausse signature est incisée.

Il en va tout autrement avec les faux de toutes pièces, calqués sur des modèles existant et signés avant cuisson et émaillage, donc plus facilement et plus fidèlement.

Affaire à suivre...

PS : le faux parfait n'existant pas, ne paniquons surtout pas !

(1) Exemples : un grand cylindre noir (25 cm de haut) et un petit cylindre bleu (intérieur noir) mesurant 15,5 cm de haut. L'émaillage de ces deux pièces n'est pas conforme à celui de l'artiste, tout comme leur signature et le sigle du céramiste, approximatifs.

lundi 26 mars 2012

Vide-poches zoomorphe de Roger CAPRON


Roger CAPRON (1922-2006)
Vide-poches zoomorphe (circa 1950)
L. 23 cm, l. 20 cm (céramique)
H. 51 cm (ensemble)

Ce CAPRON très original est typiquement "50" par l'alliance d'un belle céramique stylisée et de son support en fer forgé laqué noir très graphique.

J'aime beaucoup cette petite licorne rigolote.

Inv. PM RC 4

vendredi 23 mars 2012

La "Poterie Périgourdine"

"Poterie Périgourdine"
Bouteille zoomorphe (circa 1960 ?)
H. 28 cm

Un brin "kitsch" cette bouteille ? Peut-être, mais je l'aime bien, d'autant plus qu'elle a quand même une certaine majesté et me change un peu de la céramique au design épuré que j'ai peut-être trop tendance à privilégier...

Elle est signée manuellement "poterie périgourdine" sous sa base.

Avant de la dénicher, je ne connaissais cet atelier qu'au travers un petit vase "jouvesque" en forme de poule, édité au profit de Joséphine BAKER dans les années 70 et décliné en plusieurs couleurs. L'artiste vivait alors dans le Périgord, au château des Milandes, et était confrontée à de sérieux problèmes financiers, ayant adopté douze enfants de toutes origines...

Qui pourrait nous en dire plus sur cette mystérieuse poterie et notamment sur le(s) artiste(s) qui y ont travaillé ?

Merci d'avance !

Inv. PM PP 1

jeudi 22 mars 2012

C'est le printemps !


Les SVV parisiennes se réveillent et commencent à nous proposer de quoi compléter nos collections. Si l'hiver n'a pas trop entamé vos réserves, peut-être aurez-vous l'occasion de vous offrir l'une de ces pièces ? C'est ce que je vous souhaite !

Un exemple ? Ce petit vase zoomorphe de Georges JOUVE proposé par CAMARD & Associés dans leur vente du 28 mars prochain. Une très jolie pièce, peu courante...

Bonne chance ;-).

mercredi 21 mars 2012

"Chouette" de Michel et Nicole ANASSE (VI)

Michel (né en 1935) et Nicole (née en 1937) ANASSE
"Chouette" (circa 1960)
H. 18,5 cm, Ø 10,3 cm

Cette sixième "chouette" est la dernière de ma série.

Très épurée et tout en longueur, elle présente un bel émaillage rouge-brun nuancé lui donnant vraiment l'aspect d'un objet métallique oxydé. Le sculpteur de métal qu'est également Michel ANASSE n'est pas loin...

J'ai vraiment un gros faible pour cet ensemble, que je ne me lasse pas d'admirer.

Unique, comme ses copines, elle est signée "Anasse" sous la base.

Provenance : galerie Thomas FRITSCH.

Inv. PM MNA 6

mardi 20 mars 2012

Le rêve continue...


Hans HARTUNG
P 1958-151 (1958)
Fusain et pastel gras sur papier
50 x 65 cm

Si vous avez prêté attention à mes billets consacrés au peintre Hans HARTUNG, vous aurez peut-être retenu mon intérêt pour son travail des années 1958 et 1959.

Je rêve depuis longtemps de m'offrir une de ces oeuvres.

Cela aurait pu être P 1958-151, un magnifique dessin qui sera vendu aux enchères dans quelques heures par la SVV ARTCURIAL. Hélas, ce ne sera pas le cas, n'ayant pas réussi à réunir dans les temps le budget nécessaire à son acquisition. C'est frustrant, d'autant plus que je suis en train de négocier ma collection de timbres-poste et que j'aurais eu amplement de quoi m'offrir cette oeuvre si ces satanés bouts de papier avaient été un peu plus "liquides". Grrr...
 
Pourquoi suis-je littéralement aimanté par cette oeuvre depuis que je l'ai vue ? Eh bien je vais vous le dire, comme dirait notre cher Président :-). Cela me permettra par la même occasion de vous donner mon point de vue sur ce qu'est pour moi une oeuvre d'art, sachant bien sûr que ce n'est que MON avis et que je ne suis pas critique d'art.

Tout d'abord parce qu'elle me procure une émotion. Je la trouve belle, très belle. Elle me fascine. Parfaitement équilibrée, cette construction gestuelle en trois parties fusionnant admirablement bien n'est qu'élégance, énergie, rythme et harmonie, de formes et de couleurs. Elle se suffit à elle-même. Pas besoin d'un discours pour la "vendre".

Des HARTUNG, j'en ai vu. Mais comme celui-ci, très rarement. Bref, c'est un vrai chef-d'oeuvre de l'artiste en matière d'oeuvres sur papier. Allez, je retourne le couteau dans la plaie...

Ensuite parce qu'elle est originale, typique. Un seul artiste a oeuvré ainsi. C'est un HARTUNG et pas un "Dubrocq" ;-), identifiable au premier coup d'oeil.

Enfin parce qu'elle est rare. On a beau être un grand artiste, on ne produit pas une oeuvre majeure tous les jours... Le critère de rareté est important pour le collectionneur que je suis. Avoir ce que les autres n'ont pas. Egoïsme ? Peut-être, mais plutôt satisfaction d'avoir déniché la pièce la plus intéressante.

Mon grand regret est de ne retrouver aucun de ces critères - beauté, émotion, originalité, rareté - dans l'art actuel (1). Je suis pourtant ouvert, curieux, je me tiens informé de ce qui se fait dans les galeries. Rien n'y fait, je n'accroche pas. Je trouve cet art trop tiré par les cheveux, trop "intellectualisé" (2), simpliste, souvent agressif, laid ou choquant, sous couvert d'originalité. Un art devenu académique... Quant à son prix, manipulé, il est à lui seul une insulte envers tous les artistes intéressants qui croupissent dans les oubliettes de histoire de l'art. MATISSE disait que pour lui une oeuvre d'art réussie était comme un bon fauteuil, on devait s'y sentir bien. C'est une belle formule. Certains préfèrent les planches à clous. Très peu pour moi ! Alors je me réfugie dans l'art des années 50 ;-), entre autres...

(1) A quelques exceptions près, heureusement, et cela essentiellement au niveau des arts décoratifs.

(2) Pour moi, une oeuvre d'art doit "parler" à l'âme, comme la musique. Si elle doit être expliquée par son auteur, qui plus est à l'aide d'un discours abracadabrantesque, c'est qu'elle manque de force. Elle est ratée.