lundi 13 janvier 2014

Bouquet de roses


Ce joli vase noir et rose - à décor "scarifié" (1) - de Dominique GUILLOT reçu ce matin a tout de suite trouvé sa place à la maison, entre un superbe crâne "meringué" à croquer de l'ami Marc ALBERGHINA et un petit groupe de trois RUELLAND.

Dominique GUILLOT : un nom à retenir ;-).

(1) Typique de ce céramiste ! Pour voir d'autres belles créations de l'artiste, c'est ici, sur l'excellent blog de Jean-Jacques : "Céramorph". Eh, oh, JJ, on ne publie plus :-( ?

vendredi 10 janvier 2014

"La furie" de Michel ANASSE

Michel ANASSE (né en 1935)
"La furie" 
Fer soudé (circa 1968-70)
L. 73 cm, h. 95 cm, pr. 36 cm

Cette sculpture particulièrement impressionnante fait partie d'une série majeure de l'artiste, Les Caractères, réalisée dans les années soixante, et dont j'ai la chance de posséder deux autres beaux spécimens : Croissance et Babel aux mille pattes.

Quelques rappels de mythologie gréco-romaine ne sont pas inutiles afin d'éclaircir le titre de cette oeuvre et au bout du compte apprécier à quel point elle est réussie :

Les Furies, Euménides ou encore Érinnyes sont des divinités infernales chargées d'exécuter sur les coupables la sentence des juges. Elles doivent leur nom à la fureur qu'elles inspirent.

Ministres de la vengeance des dieux, elles ont dû exister dès l'origine du monde : elles sont vieilles comme le crime qu'elles persécutent, comme l'innocence qu'elles s'efforcent de venger. Selon les uns, elles ont été formées dans la mer par le sang de Cælus, lorsque ce dieu antique fut outragé et blessé par Saturne. Selon Hésiode, qui les fait plus jeunes d'une génération, elles naquirent de la Terre qui les avait conçues du sang de Saturne blessé par Jupiter. Ailleurs ce poète les dit filles de la Discorde. Eschyle prétend qu'elles ont été engendrées par la Nuit et l'Achéron. Enfin Sophocle les fait sortir de la Terre et des Ténèbres, et Épiménide les suppose filles de Saturne et d'Évonyme, sœurs de Vénus et des Parques. Leur pouvoir s'exerce non seulement aux Enfers, mais encore sur la terre et même dans le ciel.

Les plus connues des Furies, les plus souvent citées par les poètes sont Tisiphone, Mégère et Alecton.

Tisiphone, vêtue d'une robe ensanglantée, est assise et veille nuit et jour à la porte du Tartare. Dès que l'arrêt est prononcé aux criminels, elle s'arme de son fouet vengeur, les frappe impitoyablement, et insulte à leurs lamentations ; de la main gauche elle leur présente des serpents horribles, et appelle ses barbares sœurs pour la seconder. C'est elle qui, pour punir les mortels, répandait la peste et les fléaux contagieux ; c'est encore elle qui poursuivit Étéocle et Polynice, et fit naître en eux cette haine insurmontable qui survécut même au trépas. Cette furie avait sur le mont Cithéron un temple environné de cyprès, où Œdipe, aveugle et banni, vint chercher un asile.

Mégère, sa sœur, a pour mission de semer parmi les hommes les querelles et les disputes. C'est elle aussi qui poursuit les coupables avec le plus d'acharnement.

Alecton, la troisième furie, ne laisse aux criminels aucun repos ; elle les tourmente sans relâche. Odieuse à Pluton même, elle ne respire que la vengeance, et il n'est point de forme qu'elle n'emprunte pour trahir ou satisfaire sa rage. Elle est représentée armée de vipères, de torches et de fouets, avec la chevelure entortillée de serpents.

On appelle parfois Érinnyes la première des Furies et son nom est devenu un terme générique employé pour les désigner toutes ensemble. Les Érinnyes avaient un temple près de l'Aréopage, à Athènes. Ce temple servait d'asile inviolable aux criminels. C'est là que tous ceux qui comparaissaient devant le tribunal de l'Aréopage étaient obligés d'offrir un sacrifice et de jurer sur les autels qu'ils étaient prêts à dire la vérité.

Dans les sacrifices offerts aux Furies, on employait le narcisse, le safran, le genièvre, l'aubépine, le chardon, le sureau ou l'hièble et l'on brûlait des bois de cèdre, d'aune et de cyprès. On leur immolait des brebis pleines, des béliers et des tourterelles.

Ces déesses redoutables étaient partout l'objet d'hommages particuliers : c'est avec respect que l'on prononçait leur nom, et c'est à peine si l'on osait jeter les yeux sur leurs statues et les sanctuaires qui leur étaient consacrés.

En résumé, les Furies avaient pour devoir le maintien de l'ordre et de l'harmonie dans la famille, la société et le monde moral. Elles inspiraient la crainte des remords, des châtiments inévitables et par là même faisaient comprendre aux hommes les douceurs d'une honnête conscience et les avantages de la vertu. 

Source : l'excellent site Dicoperso.

Alors, Tisiphone, Mégère (ah..., je comprends maintenant pourquoi certains traitent leur épouse de "véritable mégère" ;-) ou Alecton, ma furie à moi ?

Personnellement, je dirais "Alecton" !


Ouf, je ne crains rien : la miss ne poursuit de ses foudres que les criminels, qui n'ont vraiment pas intérêt à passer par ma baie vitrée ; sinon gare à elle :-).

Bon week-end !

Provenance : acquise directement auprès de l'artiste.

Inv. PM MA 7 i

jeudi 9 janvier 2014

Coup de soleil


L'intérieur d'une belle case créole ? Non : mon unique placard (eh oui, sur la Côte on n'a pas besoin de gros pulls, blousons, etc.) dont l'une des portes accueille depuis ce matin un beau miroir signé Isabelle FERLAY, fondatrice avec Frédérique BOURGUET du fameux atelier "Les Argonautes", crée en 1953 à Vallauris.

Il fallait y penser (ben oui, les murs sont pleins) et j'ai hâte d'y accrocher d'autres beaux objets, comme le n° 77 de mon amie Agnès...

Un céramique on ne peut plus "tactile" puisque les rayons ont été creusées dans la terre fraîche du bout des doigts. Je l'adore ! Et dire que j'ai mis un temps fou avant de prendre la décision de l'acheter. Il faut dire qu'elle n'était pas donnée, mais comme dit le fameux proverbe : "le prix s'oublie, la qualité reste"...

Merci aux collègues qui ont hésité un peu plus que moi ;-).

mercredi 8 janvier 2014

Un "galet" pas comme les autres


... ce gros "galet" découvert tout à l'heure lors d'une petite balade à la plage Marquet, entre midi et deux, histoire de m'oxygéner un peu !

La chose n'est pas du tout un fragment de roche que l'érosion marine aurait doté d'une ouverture mais bel et bien une céramique, en bonne terre chamotée et recouverte d'un fine pellicule d'un bel émail blanc mat. Une céramique de taille appréciable (27 cm de diamètre sur 7 cm de haut) et pas du tout légère (4 kg).

Ce n'est bien sur pas non plus la mer qui l'a rejeté mais le facteur qui me l'a apporté ce matin et je n'ai pas résisté au plaisir de le photographier "façon installation" :-).

Pascal, un lecteur et collectionneur débutant assez effrayé par les prix des céramiques "vedettes" (JOUVE, RUELLAND, CHAMBOST, etc.), me demandait ce matin des noms d'artistes intéressants qui soient encore abordables. Je lui conseillerais plutôt d'éprouver avant tout un coup de coeur pour une pièce qui le séduit... et qu'il peut financer, sans s'occuper de son auteur. C'est à mon avis comme cela qu'il faut procéder et que j'ai toujours procédé depuis que je collectionne ; le nom de l'artiste est secondaire.

En règle générale, une pièce qui séduit (par sa beauté, son originalité, sa technique, etc.) est une pièce d'un bon artiste... mais heureusement pas toujours une pièce chère, soit parce que l'artiste en question n'a pas vraiment de marché (ça c'est juste une question de marketing) soit parce que la pièce est "anonyme" (jamais très longtemps ;-) et dans ces deux cas c'est un grand moment pour l'amateur peu fortuné car il joue alors à armes égales avec l'amateur aisé et peut se l'offrir.

Procéder ainsi est de moins en moins évident (les bons artistes sans marché actif sont de plus en plus rares) mais je ne vois pas d'autre solution pour les petits budgets. On peut heureusement compenser un petit portefeuille par un bon oeil mais un bon oeil sans grands moyens ne pourra quand même pas aller très loin et c'est dommage. Il me semble que c'est le journaliste et amateur d'art Guillaume DURAND qui a dit un jour "Le plus terrible en matière d'art, c'est d'avoir du goût et pas d'argent". Tout à fait d'accord, surtout quand on voit ce qu'achètent la plupart des nouveaux riches :-).

Le petit nouveau à la maison

L'artiste qui a signé mon vase "galet" m'est inconnu. L'objet m'a séduit comme il a séduit son ancien propriétaire et j'ai pu l'acquérir. Basta. Tout le reste (qui l'a fait ?, que vaut-il réellement ?, que vaudra-t-il dans 20 ans ?) est bien secondaire...


Voici la signature qui orne son verso, peut-être pourrez-vous la déchiffrer, juste pour avoir le plaisir d'honorer l'auteur de ce que j'estime être un très bel objet.

Merci d'avance pour lui !

mardi 7 janvier 2014

Ambiance onirique


Très belle ambiance en ce moment dans ma cuisine (qui me sert en fait de bureau et de chambre :-), avec ces deux petites lampes ajourées signées Raphaël GIARRUSSO (1).


Achetées fin décembre, j'ai eu le plaisir de les trouver au bureau lundi, après quelques jours de vacances. Elles doivent dater de la fin des années 60 et ont traversé le temps sans encombres, ayant même conservé leurs abats-jours d'origine !

J'ai vraiment un faible pour les lampes. Ces deux là sont belles, originales avec leur double système d'éclairage (via le pied ajouré et le haut de l'objet), typiques d'une époque (celle de la poterie d'Accolay), peu courantes et, cerise sur le gâteau, ne m'ont pas coûté grand'chose. Elles sont la preuve qu'il est encore possible de dénicher des céramiques dignes d'intérêt à moindre coût si l'on fait l'effort de sortir des sentiers battus. La céramique 50 compte de nombreux artistes de qualité qui n'ont pas encore "percé" et Raphaël GIARRUSSO en est un bel exemple. A bon entendeur, salut ;-).


Quand on limite comme moi la cuisine au strict minimum (vive les pâtes...), on peut récupérer le plan de travail et y exposer des céramiques :-). Je n'ai eu qu'à enlever une petite coupe d'Édith FIDLER et à redisposer judicieusement le reste (petits BLIN, grès des ARGONAUTES, vases de Michel et Nicole ANASSE, etc.) pour accueillir tout à l'heure les deux petits nouveaux. Et lorsqu'ils scintillent, le coin s'avère vraiment onirique, à tel point qu'il va rester éclairé jusqu'au bout de la nuit...

Bravo Raphaël !

(1) L'artiste est également le papa de Madame SARFATI, Fortunée et Grozibou, trois autres céramiques que j'ai la chance de posséder et dont je vous ai déjà parlé.

vendredi 3 janvier 2014

Et c'est reparti !


Mon premier objet d'art de l'année, récupéré tout à l'heure à La Poste, n'est pas une céramique mais une estampe : une superbe épreuve (d'artiste qui plus est :-) d'une lithographie des années 70 - 1975 ? - d'André BORDERIE.

Cet artiste est aujourd'hui surtout connu pour son oeuvre céramique mais son activité artistique ne s'est pas limitée à ce domaine, bien au contraire. Il a énormément peint, dessiné, réalisé des cartons de tapisserie, etc. Son oeuvre graphique est très riche et mérite d'être redécouverte. Je vous en parlerai bientôt ;-).


Au retour, j'ai fait le plein de lecture à la Librairie du Cap et longuement discuté avec son sympathique propriétaire, Gérard GAZZO. Pas réjouissante du tout la discussion : nos compatriotes ne lisent plus, préfèrent des nouvelles du trou du c... de Paris H. (ça m'a fait beaucoup rigoler) ou s'abrutir devant leur Playstation plutôt que de découvrir le monde, vivent dans des intérieurs où l'art n'a plus sa place, etc. Pessimisme ? Non : réalisme, hélas. L'âge d'or est bel est bien terminé, place à celui du plomb !

Bon, heureusement qu'il a encore quelques clients, le Gérard... En ce qui me concerne, je suis reparti avec dix bouquins dont trois qui s'annoncent passionnants et que je me permets de vous recommander :

- "La peinture abstraite" (sa genèse, son expansion), par l'excellent critique d'art Michel SEUPHOR, aux éditions FLAMMARION (1964). Un mini livre mais bien illustré (que de chefs-d'oeuvre !) et parfait pour approfondir ou découvrir le sujet. J'ai commencé à le lire, il est passionnant !

- "L'amour de la peinture", par Claude ROY, chez GALLIMARD (1956). Un ouvrage comprenant notamment un important chapitre, "PICASSO, chemin faisant", que l'auteur consacre à son ami PICASSO et à son travail, notamment à Vallauris, au début des années 50. C'est très bien écrit et riche d'anecdotes. Bref, ça se dévore...

Exemples :

"Vallauris, septembre.
Après le bain, sur la plage de Golfe-Juan. Nous parlons de l'écriture chinois. Une amie chinoise dessine sur le sable des caractères. PICASSO s'était amusé avant à y dessiner ses idéogrammes à lui : taureaux,  chèvres, visages de la paix. Il se passionne pour le jeu des caractères chinois, la rigueur et l'économie de leur construction.
- Si j'étais né chinois, dit-il, je ne serais pas peintre mais écrivain. J'écrirais mes tableaux".

"Paris, avril.
Hors l'amour et l'amitié, l'art est le plus court chemin d'un homme à l'autre".

"PICASSO ne rassure pas, il assure. Il ne rature pas, il épure".

- Et enfin "Mémoires accumulés", entretiens d'ARMAN avec Otto HAHN, aux éditions Pierre BELFOND (1992). Dans ce livre, ARMAN évoque son enfance, ses études aux Arts décoratifs de Nice et les nombreux métiers qu'il a du faire avant de pouvoir vivre de son art. Il n'hésite pas aussi à démonter les mécanismes du marché et à aborder les thèmes de l'argent, de la postérité, donne son sentiment sur la critique et les collectionneurs, etc. Bref, un ouvrage qui s'annonce passionnant et qui me permettra sans aucun doute de revoir mon opinion au sujet de cet artiste, plus profond que son oeuvre tardive (et répétitive) ne le laisse supposer.


Avant de rentrer dévorer tout ça, gros détour par la plage de La Mala, où mon frère Laurent a la chance de vivre, histoire de lui faire un petit coucou. Les rares visiteurs l'appellent "le milliardaire". Ils ont bien raison...


Même par mauvais temps, comme aujourd'hui, l'endroit est magnifique.


C'est incontestablement la plus belle plage des Alpes-Maritime. L'eau y est cristalline et rafraîchie en été par des résurgences d'eau douce.


Au revoir, petit paradis ! Retour à la maison par le sentier du bord de mer.


Au fond, le cap Ferret.


La villa "Le Vele", la seule maison moderne dans le coin. Extérieurement ça va, mais intérieurement c'est vraiment de très mauvais goût. Avec un bon coup de balai et quelques pots de peinture blanche cela devrait pouvoir s'améliorer...


Je me contenterais bien d'un deux pièces au "Castel d'Aglio", juste à côté...


... ou dans la "Villa Paloma", un peu plus haut, petite merveille squattée (uniquement durant l'été) par de riches russes (pléonasme).


Ce qui se construit juste au-dessus ne devrait pas être mal non plus...


La maison sur le rocher, à gauche, c'est la villa "The Rock". Dans les années 50, elle appartenait à Greta GARBO. Comment ça, admiratrice de Paris H. arrivée ici je ne sais pas trop par quel miracle, tu ne connais pas "La Divine" ? Peuchère ! Clique ici et tu verras ce qu'est (était, devrais-je dire) une Star, une vraie...


Bling city est en vue :-(.


Enfin, arrivée à "pas bling house", contrairement aux apparences :-).

Au menu de la soirée : lecture.

Lucette (1) !

(1) Chouette (pour les nouveaux lecteurs).

mercredi 1 janvier 2014

Bonne année !

1er janvier : feu d'artifice à Monaco-Ville. Aux premières loges, 
sur mon balcon (à gauche : le palais princier, à droite : la cathédrale)

Que 2014 voit votre santé se maintenir, sans quoi rien n'est hélas possible, soit remplie de très bonnes choses et placée sous le signe de la curiosité, la qualité qui rend la vie bien plus intense !

Point de réveillon hier soir en ce qui me concerne. J'ai simplement passé la soirée avec mes très nombreux amis : Michel, Jacques, Dani, Georges, Mado, Suzanne, François, Pol et les autres ; une soirée quand même relevée par quelques coupes de champagne, une poignée de cuneesi (délicieux chocolats italiens, fondants et un brin alcoolisées), un bon bouquin ("Qu'est-ce qu'un faux ?", de Federico ZERI, passionnant (1) et enfin un best of de Georges MOUSTAKI en guise de fond musical. Une bonne soirée donc ;-).

Le "réveillon" s'est en fait déroulé un peu plus tôt, hier midi à Nice, en compagnie de mes amis Marie-Jeanne et Salvatore PARISI, chez Giuseppe & Pepino (pas mal ;-), place Garibaldi, par un beau soleil hivernal (quelle différence avec ce bien triste 1er janvier, gris, froid et pluvieux).

Après-midi artistique, encore une fois avec l'ami Salvatore, véritable alter ego :


Nous sommes notamment allés voir les quatre autoportraits de Mitch WAITE, réalisés avec l'aide de Salvatore, à la librairie-galerie RABELAIS (4 rue DEFLY). Un ensemble on ne peut plus étonnant et spectaculaire !


Direction ensuite la place WILSON, à l'intersection des rues de l'Hôtel des Postes et GUBERNATIS pour y admirer les vestiges d'un CAPRON, hélas en état moyen :



Une ancienne fontaine ? La place ayant été entourée de grilles il y a peu (on n'aime pas les clochards à Nice), difficile de savoir ce qu'il y avait avant !

Ce CAPRON est à quelques pas d'un grand appartement à louer que je dois visiter bientôt. Incroyable ! Serait-un "signe" ? Affaire à suivre...

Puis le MAMAC, Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (je n'y étais pas retourné depuis longtemps), afin d'y admirer notamment les oeuvres de la "collection LGR" (expo temporaire, en cours jusqu'au 5 janvier).

A suivre...

(1) Le grand historien d'art Federico ZERI (1921-1998) était passionné par les faux et les faussaires. Il a réalisé de nombreuses expertises pour des institutions et des collectionneurs. Il connaissait et même admirait certains faussaires.
Avec le ton vif, simple et concret qui le caractérise, il nous fait entrer dans une sorte d'atelier imaginaire. Il décrit les procédés parfois étonnants grâce auxquels on donne à une oeuvre une patine ancienne artificielle ; et il raconte comment il traque les faux, à la manière d'un détective, en repérant des détails stylistiques incohérents. Car les faussaires, quelle que soit leur habilité, achoppent toujours sur le style, qui est inimitable et ne peut être reproduit. Nul ne peut s'immerger dans le passé au point de retrouver exactement la sensibilité qui lui correspond, nous enseigne ZERI, qui dresse aussi, au cours de ces conversations, une fresque fascinante du destin des images, des formes, des styles à travers les siècles, de l'Antiquité à nos jours (texte de l'éditeur, Fayot & Rivages).

Un intéressant entretien avec cet homme comme on n'en fait plus ? C'est ici !