Affichage des articles dont le libellé est Ventes aux enchères. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ventes aux enchères. Afficher tous les articles

lundi 23 février 2015

PICASSO à gogo


Une petite envie de PICASSO-MADOURA ?

Ça tombe bien car vous devriez logiquement trouver votre bonheur dans la très belle vente aux enchères du 18 mars prochain organisée par Sotheby's Londres.

Au menu : 146 oeuvres, dont quelques pièces majeures, comme le pichet tripode et le le pichet à glace illustrant ce billet, respectivement édités à 75 et 50 exemplaires.

Autres "belles pièces" (il y en a tant !) :


- Ce spectaculaire canard pique-fleurs de 1951, édité à 50 exemplaires.


- Un étonnant et superbe plat "Tête au masque" de 1956, produit à 200 exemplaires.


- Et ce vase-chouette, bien moins rare (500 pièces produites) mais qui me fait tant envie, d'autant plus qu'il date de 1968, mon année de naissance.


- Mais si j'en avais les moyens, c'est incontestablement ce délicieux "Joueur de diaule" que je m'offrirais, première oeuvre du maître à avoir été éditée, en 1947. L'atelier en produisit 200 pièces. Luxe, calme et volupté...

Il y en a pour tout les budgets, ou presque, de la petite assiette estimée un millier d'euros à notre tripode, pour lequel il faudra se délester d'au moins 70.000 € (hors frais :-) pour espérer le posséder.

Je "n'irai" pas, hélas, car fauché je suis :-(...

jeudi 13 novembre 2014

"Dark Lulu"


Rassurez-vous, miss Lucette n'a pas joué les ramoneurs !

"Dark Lulu", c'est le petit nom de la mini chouette de Nicole ANASSE qui passait en vente aux enchères tout à l'heure dans la ville rose.

Emballez, c'est pesé !


Lucette, qui a fait le déplacement au bureau afin de m'encourager durant la bataille d'enchères téléphoniques, est très contente d'avoir retrouvé une 30e petite soeur.

Et moi donc :-) !

lundi 10 novembre 2014

PICASSO à gogo


Une collection comprenant 30 superbes céramiques et deux affiches de PICASSO issue du Sud de la France (non non, c'est pas à moi :-) sera dispersée... à Hong Kong (bigre, pourquoi aller si loin ?) par la firme EST-OUEST AUCTIONS le 28 novembre.

Si vos proches ne savent jamais quoi vous offrir pour les fêtes, indiquez-leur quelques numéros du catalogue, visible ICI. On ne sait jamais...

Personnellement, je me contenterais du n° 14.

Merci d'avance !

mercredi 5 novembre 2014

Pierre CULOT à l'honneur chez PIASA

Pierre CULOT (1938-2011)
Vase composé (vers 1982)
H. 82 cm, L. 87 cm, pr. 30 cm

Depuis quelques années, la SVV parisienne PIASA se démarque très intelligemment de ses consoeurs en ayant une véritable "activité de galeriste" via des ventes thématiques consacrées à des artistes ayant eu leur moment de gloire dans les années 50/70 et aujourd'hui peu ou pas connus de la nouvelle génération d'amateurs.

Une activité très efficace si j'en juge par les résultats obtenus, et réjouissante car elle est la preuve que les amateurs en question ne sont pas tous obnubilés par la notoriété du créateur mais avant tout sensibles à la qualité des oeuvres qu'on leur propose.

Demain, ce sera au tour du céramiste belge Pierre CULOT, récemment décédé, de revenir sur le devant de la scène, 81 pièces étant soumises au feu des enchères.

De fort jolies choses, comme le très grand vase composé illustrant ce billet.

Le superbe catalogue est visible ICI.

A noter : l'édition d'une monographie consacrée à l'artiste, "Pierre CULOT 1938-2011", sous la plume d'Anne BONY. Une édition à tirage limité (300 exemplaires seulement) disponible au prix de 50 € + port. 

PIASA, les galeristes ne lui disent pas merci :-)...

jeudi 23 octobre 2014

Le jardin de Carla


Si vous aimez la sculpture abstraite de la seconde moitié du XXe siècle, vous adorerez l'oeuvre de l'artiste italo-américaine Carla LAVATELLI (1928-2006).

Une grande dame, qui a également dessiné, peint, fait des collages et des tapisseries, tâté de la céramique et eu le bonheur de terminer ses jours dans une merveilleuse maison toscane entourée d'un formidable jardin de sculptures : les siennes.

Deux de ses oeuvres sont visibles à Mougins (Alpes-Maritimes), dont une installée il y a quelques jours, "La ronde des mouettes".

La SVV Auction Art dispersera demain un très bel ensemble d'oeuvres provenant de sa succession et le catalogue, magnifique, est une véritable plaisir des yeux !

Bonne emplettes au cas où...

En photo : "L'oeil" (détail), sculpture en granit bleu brésilien (H. 60 cm, L. 85 cm, P. 42 cm), vers 1970-72, lot n° 19 de la vente (estimé 15.000 à 20.000 €).

vendredi 10 octobre 2014

T 1985-H 18


Cette grande et superbe acrylique sur toile (50 x 130 cm) d'Hans HARTUNG est un pur concentré d'énergie, de rêve et de beauté.

Une oeuvre typique du milieu des années 80, époque à laquelle l'artiste aimait peindre à l'aide de branches de genêts trempées dans des bacs d'acrylique noire et qu'il "essorait" énergiquement sur des toiles aux fonds préalablement préparés.

Si vous disposez de 35 à 45 k€ et qu'elle est à votre goût, tentez votre chance dans la prochaine vente d'art contemporain de la maison CORNETTE de SAINT-CYR.

C'est ICI...

Bon week-end !

Rappel : RDV dimanche pour un "déjeuner de collectionneurs" tout à fait informel aux Puces de Saint-Ouen. Au menu : céramique, bien sûr, mais aussi arts décoratifs, peinture, etc. RDV à midi pétantes au bistrot "Une affaire famille".

mercredi 14 mai 2014

Céramiques "architecturées"


Si vous appréciez comme moi ce type de céramiques, ne manquez surtout pas les belles ventes PIASA Design des XXe et XXIe siècles et Collection Jean-François DECLERCQ du 27 mai prochain.

Vous pourrez peut-être vous offrir la très belle sculpture d'André Aleth MASSON qui illustre ce billet et dont voici le descriptif :

André Aleth Masson (1919-2009)
Sculpture
Terre cuite
Signée
Date de création : 1981
H 48,5 × L 28 × P 20 cm
Bibliographie : André Aleth Masson céramiste, peintre, sculpteur, Thomas Leporrier, éd. TL, 2011, pp 296-297


Elle est estimée 5.000 à 7.000 €.


Ou bien celle-ci, qui est en fait une maquette de claustra modulaire non retenu :

André Aleth Masson (1919-2009)
Claustra modulaire
Terre cuite chamottée
Étude pour une commande officielle non réalisée pour la ville de Saint-Malo
Date de création : 1967
H 30 × L 30 cm
Bibliographie : André Aleth Masson céramiste, peintre, sculpteur, Thomas Leporrier, éd. TL, 2011, p. 186 


Même estimation.


A moins que vous ne craquiez pour une lampe des années 70 de Guy BAREFF dont trois exemplaires (hauts de 46 cm) seront proposés (estimés 3.000 à 4.000 € pièce).

Tout ce petit monde tiendrait bien compagnie à mon claustra de Jean DERVAL... :


... et à ma "Babel, code SVP ?" de Michel ANASSE :


Mais bon, je suis vraiment fauché. Grrr, sniff...


Les occasions de se faire plaisir ne manquent pas dans ces deux ventes, remarquables par la qualité des objets proposés. Comme le dirait si bien Jean-Claude BRIALY, "tous mes amis (modernistes) sont là" :-) : PERRIAND (avec une magnifique bibliothèque "Mexique", véritable icône, qui n'aurait été éditée qu'à 77 exemplaires), PROUVÉ, MATÉGOT, MOUILLE, etc.

A noter la présence d'un très bel et rare ensemble grands fers soudés de Michel ANASSE appartenant à sa principale série, "Les caractères", exceptionnels sur le marché et qu'il ne vous faudra donc vraiment pas manquer si vous êtes fan du travail de l'artiste.

Deux exemples :


- "L'envolée", de 1965 (haute de 95 cm).


- "Croissance" (115 cm de haut), de 1962, dont j'ai la chance de posséder une autre version, plus petite mais plus touffue.

Côté prix, les estimations vont de 6.500/8.500 € pour le plus petit à 13.000/18.000 € pour le plus grand ("Croissance").


Décidément, Michel ANASSE est à l'honneur dans les ventes en ce moment puisque qu'une autre de ses sculptures (magnifique, haute de 2 mètres et estimée 12.000 à 14.000 €) passera en vente le 7 juin à Lyon (étude Milliarède).

mardi 13 mai 2014

Un BORDERIE aux enchères


S'il y a bien un céramiste dont les oeuvres font rêver nombre de collectionneurs, c'est bien André BORDERIE. Les raisons ? La qualité de son travail, jalousement conservé par ceux qui ont la chance de vivre avec, et par conséquent sa rareté sur le marché de l'art, autre moteur crucial du collectionneur.

Le passage d'un BORDERIE en salle est donc toujours un évènement et cette très belle table basse fera sans nul doute l'objet d'une belle bataille d'enchères, d'autant plus que son estimation est plutôt raisonnable (6.000 à 8.000 €).


Une table en trois éléments décorée d'élégantes formes organiques, typiquement "50".

Récemment découverte dans le sud de la France (eh oui, c'était un "objet perdu" (1) ; ça arrive encore, heureusement) et accompagnée d'un certificat d'authenticité établi par Clément BORDERIE, fils et ayant droit de l'artiste, elle ouvrira en fanfare la vente Design d'ARTCURIAL, le 19 mai prochain.

En voici le descriptif :

Lot 1  
André BORDERIE (1923 - 1998) Table basse - circa 1960
Piètement en métal laqué noir, plateau en céramique, engobe et émail.
Hauteur : 48 com. Largeur : 128 cm. Profondeur : 58 cm.


D'autres très belles céramiques figurent au menu de cette vente de haut vol, comme un magnifique grand pied de lampe bleu nuancé de Jacques et Dani RUELLAND, que je vous laisse le soin d'aller découvrir et admirer. C'est ici.

(1) Le travail de l'artiste étant simplement monogrammé (et encore, pas toujours), il n'est pas facile à identifier. Étant dans un bon jour, je vous livre sa "signature" :


Mémorisez-la bien et si un beau jour vous dénichez un BORDERIE grâce à cette photo, vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous ne souhaitez pas le conserver ;-).

jeudi 8 mai 2014

Jouvissime

"Le Couple" in situ (villa aixoise)

Évènement, le 20 mai prochain : Le Couple, chef-d'oeuvre de Georges JOUVE, quittera la famille de l'artiste qui veillait sur lui depuis sa création (1960) pour la demeure d'un bienheureux collectionneur, à moins qu'il ne fasse auparavant la fierté d'un grand galeriste parisien ou new-yorkais ? La bataille sera rude...

Il est en effet au menu de la prochaine vente Arts décoratifs du XXe siècle et Design de CHRISTIE'S Paris (1) ; une vente exceptionnelle par la qualité et la rareté des oeuvres qu'elle dispersera, fruits du travail des plus grands artistes décorateurs.

Parmi les plus beaux des 80 lots triés sur le volet et estimés plus de 3 millions d'euros : une exceptionnelle "Grande girafe tête basse" en bronze patiné de Rembrandt BUGATTI dont il n'existe que 6 épreuves, une superbe table basse en bronze patiné et marbre de Diego GIACOMETTI (unique), un spectaculaire bureau avec retour en verre, aluminium et palissandre de Rio signé Antoine PHILIPPON et Jaqueline LECOQ, un rarissime lampadaire "trois bras - première version" de Serge MOUILLE, une série de trois bibliothèques autoportantes de Ron ARAD et bien sûr notre JOUVE.

En voici la notice au catalogue (lot n° 47) :

GEORGES JOUVE (1910-1964)
"LE COUPLE", PIÈCE UNIQUE, 1960
Groupe en terre cuite et engobe ; la base en métal.
Hauteur : 226 cm. La base : 59,5 x 53,5 cm.
Signé JOUVE avec le sigle alpha de l'artiste en bas d'une jambe. 


Le Couple est la synthèse des recherches de Georges JOUVE sur les formes abstraites et sculpturales et sa volonté d'épure. Cette oeuvre symbolise son amour pour Jacqueline, son épouse, fidèle soutien et collaboratrice. On retrouve dans cette oeuvre l'une des qualités essentielles de l'artiste : celle d'animer ses sculptures d'une vie silencieuse. Cette pièce maîtresse, conservée dans la famille depuis toujours, atteste qu'au-delà d'être un céramiste emblématique de sa génération, JOUVE est tout autant un "sculpteur de vie".

Provenance : collection personnelle de l'artiste. Dans la famille depuis.

Exposition : 10 Céramistes aixois autour des années 50, Musée GRANET, Aix-en-Provence, 10 juin-30 septembre 1994 (p. 42 du catalogue d'exposition).

Bibliographie : M. FARÉ, Georges JOUVE, éditions Art et Industrie, Paris, 1965, p. 80 et P. JOUSSE, Georges Jouve, éditions JOUSSE entreprise, Paris, 2005, p. 251-252.

Il est estimé 150.000 à 200.000 €.  

Cette merveille aura toute sa place à l'entrée du Refuge de mon amie Marie... si je gagne au loto ce week-end. Qui sait ? Avec un peu de chance :-)...


D'autres céramiques 50 sont également au menu de cette vente aux enchères : un petit vase de Valentine SCHLEGEL, deux ensembles de RUELLAND (dont un groupe de trois bouteilles bleues qui m'a appartenu ;-) et quatre autres JOUVE, dont un somptueux pichet Femme à nichons, exceptionnel par sa taille - 66 cm de haut ! - et provenant également de la famille de l'artiste (ci-dessus, in situ dans la campagne aixoise).

(1) 9 avenue Matignon, 75008 Paris. Vente : mardi 20 mai 2014 à 16 h. Exposition : jeudi 15, vendredi 16, samedi 17, lundi 19 et mardi 20 mai 2014 (de 10 h à 18 h, sauf le jour de la vente, de 10 h à 12 h).

mercredi 12 mars 2014

Vente TAJAN du 4 mars 2014

Jean DERVAL : "L'Ange de l'Annonciation" (1955)

Le marché est plutôt statique en ce moment : fort peu d'objets "perdus" de qualité remontent des vide-greniers (à mon avis, cette source s'est quasiment tarie), ceux qui sont déjà en collections n'en sortent guère (eh oui, les amateurs sont possessifs), les pros se plaignent de ne rien dénicher sur les déballages marchands et leurs clients tirent un peu la langue. La crise se fait en effet sentir et profite avant tout aux professionnels ayant les reins solides et de riches clients outre-Atlantique, comme on a pu le constater mardi dernier lors de la vente organisée par l'étude TAJAN, qui dispersait notamment un bel ensemble d'oeuvres de Jean DERVAL, après le décès de son épouse. En effet, seules les pièces majeures destinées à cette cible ont très bien tiré leur épingle du jeu.

Quelques chiffres et remarques :

- 329 lots offerts, 142 vendus ; plutôt dans la partie post 50, la céramique Art nouveau et Art déco semblant un peu marquer le pas.
- 40 céramiques de DERVAL proposées pour 20 vendues.
- De très intéressants dessins préparatoires du même artiste ne trouvaient pas preneur. Étonnant et regrettable, d'autant plus que les estimations étaient fort raisonnables.
- Peu de "vedettes" (JOUVE, RUELLAND et CHAMBOST notamment). Normal : le marché est acheteur (et même un peu "fou" pour RUELLAND), pas vendeur.

Pour consulter le catalogue avec les résultats, c'est ici.

Chose promise, chose due : voici ma petite analyse de la vente.

Encore une fois, ce qui va suivre est purement subjectif.

Je ne prétends pas être le chantre du bon goût en matière de céramique 50, loin de là, même si j'estime ne pas avoir un trop mauvais oeil ;-).

Avant de crier "trop cher", il faut re-la-ti-vi-ser : 2.000 € pourra être une somme énorme pour quelqu'un qui ne les gagne pas en un mois et peanuts pour un avocat bostonien qui les empoche en deux coups de fil et qui pourra s'offrir tout ce qu'il voudra. A condition bien sûr de le vouloir et de ne pas être atteint de radinite, maladie qui fait bien des ravages chez beaucoup de collectionneurs, aisés ou pas...

Pour ceux qui trouveraient encore les prix élevés, attention : les prix "galerie" le sont encore plus, les pros constituant le gros des acheteurs en salles. Bref : prix aux enchères = bien souvent "prix plancher". En galerie il vous en coûtera logiquement 2,5 à X fois plus, suivant la qualité de l'objet, l'aura du galeriste et sa clientèle. Eh oui, la traque, la sélection, la mise en valeur, la marge, les frais d'une galerie, tout ceci se paye.

Attention aussi aux valeurs absolues trompeuses : un prix élevé n'est pas forcément synonyme de cherté. Exemple : une "pomme" de JOUVE à 1.000 € n'est pas chère du tout alors qu'un banal vide-poches de CAPRON à 300 € l'est honteusement.

Le plus important à mon avis c'est de collectionner ce que l'on aime et de faire du mieux que l'on peut, en fonction des ses moyens. L'argent est le nerf de la guerre comme on dit mais il n'est rien sans le goût et la volonté, qualités qui ne sont pas toujours, loin de là et heureusement, l'apanage des collectionneurs les plus aisés, qui ont souvent tendance à acheter avec leurs oreilles. Que l'on dispose de 1.000 ou de 10.000 €, l'important c'est d'utiliser au mieux ce budget et de ne surtout pas tergiverser.

Quoi qu'il en soit, la céramique 50 est encore un domaine abordable si on le compare aux autres arts de son époque et il est pour l'instant possible de s'offrir un chef d'oeuvre d'un artiste majeur pour quelques milliers d'euros, ce qui est bien loin d'être le cas pour la peinture abstraite, par exemple, où le ticket d'entrée est autrement plus important.

Pour en revenir aux DERVAL de cette vente, il y avait quelques très belles pièces, beaucoup de moyennes et quelques pièces pas terribles. Pas étonnant : en dehors des premières, conservées par l'artiste, les autres étaient plutôt des "invendus". Les plus belles pièces avaient quitté l'atelier du Portail depuis belle lurette...

Ceci étant dit, voici ma petite sélection, dans l'ordre du catalogue :


-  Jean DERVAL, "L'Ange de l'Annonciation", 115 cm de long : 41.470 €, sur une estimation de 20 à 30.000 €. Record de la vente pour l'artiste, prévisible car il s'agit d'une pièce superbe, exposée et reproduite à de multiples reprises et qui ornait encore l'atelier de l'artiste il y a quelques jours. Achat d'un professionnel. La pièce part pour les États-Unis où elle sera sans doute "placée" par un décorateur. Pauvre Ange...


- Jean DERVAL, "Vierge à l'Enfant", sujet religieux, typiquement "Dervalien" mais qui n'a plus trop la cote malgré sa facture plutôt réussie et ses 62,5 cm. Invendue (elle était estimée 3 à 4.000 €, ce qui était à mon avis un peu trop).


- Jean DERVAL, "Sirène au poisson" (42,5 cm), pièce superbe et curieusement invendue malgré une estimation raisonnable (2 à 3.000 €).


- Jean DERVAL, grand vase architecture (47,5 cm), superbe mais un prix à mon avis "stratosphérique" : 11.484 € ! Il était estimé 3 à 4.000 €. Passion quand tu nous tiens...


- Jean DERVAL, applique "cervidé". Bof. Il a l'air bien fatigué l'animal :-). 3.062 € quand même (estimé 2.500 à 3.000 €).


- Jean DERVAL, grand vase-bouteille (54,6 cm), invendu (estimé 1.200 à 1.500 €). Forme intéressante mais émaillage bien médiocre. Ceci explique cela...


- Jean DERVAL, "Couple assis sur un grand oiseau", sculpture en 9 éléments et mesurant près d'un mètre quatre-vingt ! 25.520 € et second plus gros prix de la vente pour DERVAL (estimée 25 à 30.000 €). Une pièce très poétique. J'aime beaucoup !


- Jean DERVAL, table basse à décor géométrique (58 x 134,5 cm) : 3.828 € (estimée 3 à 5.000 €). Belle affaire car il s'agit d'une pièce rare ! Il s'agit de la première table basse de l'artiste que je croise.


- Jean DERVAL, "vase architecture" (1968), on ne peut plus impressionnant mais un peu déséquilibré à mon goût : 19.140 € (oups !), sur une estimation de 4.500 à 6.000 €.


- Jean DERVAL, "profil d'homme antique", applique (41 x 53 cm) : 2.552 € (estimée 2 à 3.000 €). Le DERVAL cubiste que je préfère, et de loin. Une pièce à l'excellent rapport qualité/prix ;-).


- Jean DERVAL, deux projets pour la Byblos des Neiges à Courchevel, techniques mixtes sur papier et calque, 1984 (41,5 x 54 cm). Invendues alors qu'elles n'étaient estimées que 500 à 800 €. Incompréhensible ! Si j'avais été en fonds je me les serais bien offert...


- Jean DERVAL, vase sculpture "Poisson" (20,7 x 46 cm). Superbe sujet, typiquement méditerranéen et un brin baroque. J'adore ! 5.104 € (estimé 4 à 5.000 €). Belle affaire.


- Jean DERVAL, grand vase (45 cm) à décor féminin, travail de 1997 particulièrement élégant : étonnamment invendu (estimé 4 à 5.000 €).


- Jean DERVAL, grand et spectaculaire vase sculpture (46 cm de haut sur 32 de large) : 1.021 € (estimé 800 à 1.200 €). Rapport qualité/prix imbattable !


- François RATY, vase sphérique décoré de deux oiseaux stylisés : invendu (estimé 2 à 3.000 €). Probablement en raison de sa petite taille (14,5 cm de haut) et de sa forme guère esthétique.


- MADOURA, grand vase ovoïde (36 cm de haut) : 7.401 € alors qu'il n'était estimé que 2 à 3.000 €. Belle surprise pour cette céramique particulièrement épurée. Rien à voir avec le RATY précédent, bien lourdaud...


- MADOURA, grand vase "girafe" (83,5 cm) : 6.380 € (estimé 5 à 7.000 €). Ce célèbre modèle fait rêver bien des madouraphiles mais personnellement je trouve l'émaillage de cet exemplaire plutôt médiocre. Rien à voir avec celui exposé chez SOTHEBY's lors de l'exposition hommage à Pierre STAUDENMAYER, magnifique.


- MADOURA, "Pélican", sculpture sur pied métallique (104 cm de haut) : invendu (estimé 15 à 20.000 €). Une pièce rare faisant partie d'une petite série d'une dizaine d'exemplaires, créée en 1965 mais pas la plus belle, hélas. Visiblement surestimée, d'autant plus qu'elle était (mal) restaurée.


Personnellement, je préfère de loin celle-ci (tirée d'une carte postale d'époque).


- Robert DEBLANDER, vase en grès haut de 18 cm (circa 1970) : 1.404 € (estimé 1.000 à 1.400 €). Une très jolie pièce et un prix on ne peut plus raisonnable pour ce grand artiste, qui n'a pas encore le marché qu'il mérite. Profitez-en ;-).


- Robert DEBLANDER, lampe architecture à poser, en deux parties et toujours en beau grès des années 70 : invendue (estimée 2.500 à 3.000 €). Une très belle pièce pour l'amateur de lampes que je suis. Bizarre qu'elle n'ait pas trouvé preneur !


- Robert DEBLANDER, vase en porcelaine à décor abstrait (24,7 cm) : invendu alors que cette superbe pièce unique n'était estimée que 6 à 800 € ! Quand on voit à quel tarif s'est négocié la pièce suivante, produite en quantité industrielle, il y a vraiment de quoi en perdre son latin...


- Roger CAPRON, pichet orange (33 cm) : 2.021 € (oui, vous avez bien lu), alors qu'il n'était estimé que 500 à 700 € ! Est-ce parce qu'il fait partie d'une série spéciale pour la firme d'ascenceurs SCHINDLER ? Peut-être, mais c'est bien cher payé !


- Autre beau prix inespéré pour Roger CAPRON avec ce second pichet de même taille mais au décor de type "Pyjama" : 1.148 € (même estimation). Bigre !


- La cote de Jacques BLIN poursuit son ascension. Ici un étonnant, superbe et rare grand pichet zoomorphe (haut de 40,5 cm) adjugé 6.125 € alors qu'il n'était estimé que 2 à 3.000 €, une somme déjà conséquente.


- Du même mais plus classique, ce beau vase par sa forme et son décor : 2.552 € sur une estimation de 800 à 1.200 €. Une jolie pièce, de grande taille (32,8 cm).


- Un seul RUELLAND majeur dans cette vente, par sa taille XXL : 59,5 cm ! Prix sans surprise : 7.401 €, pile poil dans la fourchette de l'estimation (6 à 8.000 €).


- En fin de vacation, une série de pièces de François GUENEAU (artiste né en 1937 et peu passé en salle) était offerte au feu des enchères, comme cette belle sculpture en grès de plus d'un mètre cinquante datée de 1982, qui a fait 3.828 €, ce qui n'est pas rien pour un artiste plutôt discret (elle était estimée 3 à 5.000 €).


- Du même : ce superbe "totem" de la même époque mais encore plus grand (2,45 m) atteignait 2.552 € (il était estimé 2 à 3.000 €). Très belle pièce et prix raisonnable !


- Un pièce étonnante pour terminer : cette spectaculaire applique de plus d'un mètre de large représentant deux éléments osseux séparés par un "cartilage" en bronze doré (avec système de fixation à l'arrière) de Tim ORR. Estimée 5 à 700 €, elle a atteint la coquette somme de 1.914 € ! Tim ORR, un artiste à redécouvrir ;-).

NB : tous les prix atteints s'entendent frais de vente inclus.