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mercredi 25 mars 2015

Vitamine C


Rien de tel qu'une bonne cure de vitamine C... HAMBOST :-) en ce début de printemps bien maussade, même sur la Côte d'Azur !

Merci à mon meilleur ami (le facteur :-), qui m'a apporté cette "bombe C" tout à l'heure au bureau.

Si elle vous semble être tout juste sortie du four, sachez qu'elle a été exécutée en 1959, le 1er avril 1959 très exactement, et que sa modernité actuelle ne résulte que du talent et de l'avant-gardisme de son auteur.

Forme originale et épurée + couleur portée à son paroxysme (celle de ma bouteille est quasiment fluorescente et ma photo ne lui rend vraiment pas justice) : deux des principales caractéristiques de la céramique 50.


PS : le crâne qui lui tient compagnie est une oeuvre de Marc ALBERGHINA, le papa de ma "langue" arrivée dimanche.

dimanche 22 mars 2015

Bon appétit !


"Canis Lingua IV", oeuvre du céramiste vallaurien Marc ALBERGHINA vient tout juste d'arriver à la maison :-).


Livrée par Marc himself.


Je l'adore (la pièce... et Marc, l'un des très rares céramistes contemporains dont je suis attentivement le travail).


Une belle bête de 62 cm de diamètre et 39 cm de haut (cliquez sur les photos pour les agrandir).

Son travail sur la langue a fait l'objet d'une très belle expo à la galerie MADOURA, qui s'est achevée il y a peu et rencontré un franc succès.

Yves PELTIER, son directeur, en a admirablement bien parlé :

"Avec cette exposition, Marc Alberghina dépasse étonnamment la seule fascination que l’on éprouve spontanément pour l’étrange beauté formelle de cet organe à la fois si captivant et repoussant qu’est la langue. Une beauté qu’il a su orchestrer avec des œuvres surdimensionnées à l’aspect sculptural.

En donnant à voir un organe aussi signifiant, rarement montré dans l’art contrairement au sexe, Marc Alberghina pousse à son paroxysme ce goût pour la représentation du corps, sujet majeur pour les artistes.

Au travers de ces langues, il convoque un riche univers sémantique et une stupéfiante imagerie classique et contemporaine où se mêlent des références picturales et sculpturales claires. Pensons simplement à Jérôme Bosch (1453-1516) ou encore à Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783), au portrait d’Albert Einstein tirant la langue de 1951, étonnante photographie d’Arthur Sasse ou encore à certaines pratiques du Body Art. On y retrouve aussi des références littéraires (la langue est un organe particulièrement actif dans l’œuvre du marquis de Sade (1740-1814) et de Georges Bataille (1897-1962) ou cinématographiques. Souvenons-nous, entre autres, du film "Le Satyricon" de Federico Fellini ou de "La grande bouffe" de Marco Ferreri.

L’art de Marc Alberghina est, ici, largement irrévérencieux voire subversif et pour le dire franchement jubilatoire. Il est ancré dans un art et une culture populaire qui n’ont de cesse de le questionner. Son travail se nourrit aux sources du "kitsch" vallaurien (l’usage qu’il fait d’émaux outranciers utilisés localement, à Vallauris, dans les années cinquante dit bien cette curiosité qu’il a pour la production et les pratiques céramique populaires de cette ville où il a choisi de vivre et de travailler).

Les propositions de Marc Alberghina, éloignées de tout académisme et d’une élégance rare, sont servies par une maîtrise des techniques céramiques remarquable. Ce sont des œuvres aux références souvent provocatrices et libertaires, un art qui a vocation à nous oxygéner un peu dans un monde où la langue devient, trop souvent, le véhicule d’une morale collective volontiers "petite bourgeoise" et dangereusement populiste. Une morale collective qui asphyxie, insidieusement, la beauté "aristocratique" de l’éthique individuelle".

samedi 7 mars 2015

Ouf !

L'équipe de choc : Pascal et Magali, de l'écomusée,
et l'ami Salvatore, venu nous prêter main forte !

Ça y est, elles sont parties !

"Elles", ce sont "Dark Lulu" et 109 copines, qui ont quitté la maison vers 15 h et voguent en ce moment vers Pierre-de-Bresse où elles devraient arriver vers 23 h.

Je suis vraiment KO et encore un peu sous l'effet du stress (trois beignets et un brownie engloutis en guise de dîner) mais ça va : tout s'est très bien passé (pas de casse ni de frayeur) et dans une totale bonne humeur.

A première vue, la "saignée" n'est pas très visible, sauf peut-être au niveau mural, mais je pense que je m'en rendrai mieux compte demain matin au réveil...

A demain pour un petit résumé photographique de ce "déménagement" !

Dimanche 8 mars 1015, vers 18 h

- 110 ? Franchement, je me demande bien où elles étaient, car après un bon ménage (que de poussière évacuée...) et une "redisposition" de quelques pièces, c'est presque "comme avant" :-). C'est vraiment dingue !!! Pour le gain de place espéré, c'est donc raté !


- M. ZOBEL en train de bronzer sur le balcon, vendredi après-midi. Plutôt cool, lui, contrairement à moi, qui attendait fébrilement Magali et Pascal...


- "Big fish" était remonté de la cave pour y être emballé. Il y est hélas retourné car il ne figurait plus sur la liste des pièces retenues pour l'expo. La bestiole aurait fait exploser le budget assurance. Roberti et mes deux "galets" de JOUVE ont également été recalés en dernière minute pour le même motif. Dommage !


- Big JOULIA est quant à elle bien partie. Je vais enfin pouvoir cuisiner :-)...


- On fait la queue devant le poste d'emballage. Attention mesdemoiselles, seules sont autorisées à être emballées celles qui figurent sur la liste officielle. Miss MADOURA verte, DERVAL bleue et M. Bélier de POUCHAIN vous restez à Ceramic land !


- Et nous, on part ? On reste ? Du calme ! Pas de panique, on vous appellera...


- Le poste d'emballage. Aux commandes : Magali, Pascal et moi vendredi, Magali et moi samedi, Pascal ayant rejoint Salvatore à la mise en caisses (dans la cuisine) et au transport de ces dernières au camion, de loin la tâche la plus fatigante !


- Vendredi en fin de soirée : plus de place sur le balcon, lieu de stockage bienvenu !


- Après un très sympathique dîner dans un restau du quartier, je raccompagne Magali et Pascal à leur impressionnant camion (ils iront dormir à Menton) et mesure la tâche qu'il nous faudra accomplir le lendemain car l'engin est à plusieurs centaines de mètres de la maison et les escaliers très nombreux...


- Samedi matin, vers 7 h. Et moi, je pars ? Eh oui Boulette, tu fais partie des 6 chouettes de Nicole et Michel ANASSE sélectionnées !


- Quelques instants avant le décollage de ma soucoupe de MOHY.


- Les paquets s'accumulent, le transport des caisses étant logiquement plus lent...


- A 15 h 30, tout est terminé. Roberti attend de regagner son piédestal car nous avons dû le déplacer pour accéder au RATY mural. Les 8 chouettes qui créchaient entre ses pattes ont rejoint leurs copines sur le balcon, qui en compte à présent 16 !


- Fatigués ? Mais non ! La preuve : Pascal et Magali feront 7 bonnes heures de route et déballeront toutes les caisses à leur arrivée au château. Quant à moi, j'irai faire le tour des galeries niçoises, "comme d'hab".


- Ce matin, branle-bas de combat : ménage bien sûr et opération "bouchage de trous", très facile compte-tenu de l'espace réduit entre mes pensionnaires et de ce qu'il y a dans mes placards. Les chouettes se sont toutes regroupées sur une étagère et profitent des premiers rayons du soleil. Un comptage rapide aboutit à environ 350 pièces.


- "Ah, un peu d'air !", semble se dire ce beau DEBLANDER...


- Bon voyage, MASSON bilobé !


- Exit les RUELLAND, place aux JOUVE des placards.


- On veut rentrer, on veut rentrer ! Eh ben non, pour l'instant vous laissez Roberti tranquille car il est furax de ne pas être parti. Demain, s'il s'est calmé...

jeudi 25 septembre 2014

Hors les murs


Depuis quelque temps, j'ai pris l'habitude d'embarquer une céramique en partant au bureau, histoire de m'y sentir un peu comme à la maison et surtout de m'y réfugier quand ça ne va pas. Une céramique anti-stress en quelque sorte !

Le choix s'effectue toujours en dernière minute. J'attrape en fait ce qui se présente au moment du départ, un peu – beaucoup ! – par hasard.

Aujourd'hui, c'était au tour de ce CHAMBOST hyper méga vitaminé de m'accompagner, peut-être parce que j'ai rêvé la veille à de fabuleuses papayes tahitiennes...

Il est bien sûr rentré avec moi ce soir et a retrouvé avec plaisir toutes ses copines.

A qui le tour demain matin ? Mystère !