jeudi 23 janvier 2014

"Édith raconte Eugène et l'Atelier FIDLER"

Édith dans son jardin

L'été dernier, j'ai eu l'immense plaisir de rencontrer Édith et Natacha FIDLER chez elles, à Roussillon, en compagnie de mon ami Jean-Pierre (bientôt un billet ;-).

Nous avons passé un moment absolument délicieux en leur compagnie, pendant lequel Édith nous a fait revivre l'âge d'or de Vallauris, fascinés par l'énergie, la joie de vivre et l'extrême gentillesse de cette artiste rare.

Si vous voulez avoir une idée de ce moment gravé dans nos mémoires et profiter à votre tour de cette belle personne, c'est ici !

Dans ce petit film, Édith évoque ses débuts à Vallauris, alors qu'elle était stagiaire dans l'atelier de René MAUREL, sa rencontre avec PICASSO, à l'atelier MADOURA (elle y travailla quelques années), la vie artistique de l'époque, foisonnante, sa rencontre avec son cher Eugène (en 1954), les débuts de l'atelier de Roussillon, etc.

Et pour voir Édith et Natacha au travail, c'est ici pour Édith (qui réalise "L'oiseau vedette") et là pour sa fille Natacha, qui s'attaque à un "Couple de rêveurs".

Régalez-vous ! Et surtout allez les voir si vous passez dans le coin...

mercredi 22 janvier 2014

Pied de lampe de Georges JOUVE

Georges JOUVE (1910-1964)
Pied de lampe (circa 1955)
H. 18,5 cm

Ouf !

C'est tout ce que je dirais au sujet de cette céramique on ne peut plus sculpturale, qui conjugue beauté et rareté extrêmes.

Ah si : je ne lui ai pas encore dégoté un abat-jour digne d'elle.

Une recherche sur le Net tout à l'heure m'a permis d'en recenser trois autres exemplaires dont un a été adjugé la somme faramineuse de 26.400 $ (environ 20.000 €) par la firme WRIGHT en 2006, à Chicago. Bigre ! Je savais nos amis américains fans de JOUVE mais pas du tout à ce point là. Après, si deux amateurs "sans difficultés financières" veulent le même objet et que celui-ci est le seul disponible à ce moment-là, ce n'est pas étonnant : ils ont fait parler la poudre, tout simplement. Et ils ont eu tout à fait raison car elle ne s'emporte pas au cimetière, du moins pas celle-ci...
 
Elle est signée "JOUVE" sous la base, qui présente également le sigle de l'artiste. 

Merci à Isabelle d'avoir pensé à moi plutôt qu'à un grand pro (désolé Thomas ;-) ou une prestigieuse salle des ventes. C'est tout à son honneur !

Inv. PM GJ 7 i

NB : "i" comme "inaliénable". Inutile, donc, de me contacter pour savoir si, par hasard etc., j'étais prêt à m'en séparer. Ce sera "niet" ! Même à 20.000 € :-). L'argent n'achète heureusement pas tout, contrairement à ce que pensent ceux qui en ont beaucoup...

lundi 20 janvier 2014

Escapade parisienne

Mon premier Eugène FIDLER :-)

Je me rappellerai longtemps de cette première escapade de l'année : d'une part parce que j'en suis revenu avec mon premier FIDLER, d'autre part parce que j'ai eu l'honneur de visiter samedi l'atelier et la maison de l'un des plus grands céramistes des années 50, également peintre, cartonnier... et j'en ai vraiment pris "plein les yeux". Visite privée, donc pas de photos ni de reportage, hélas.

***


A part ça, le signataire de ces lignes a le privilège d'une interview sur l'un de ses blogs favoris : Le Strict Maximum, domaine d'Alexandre et Steeven.

Merci les garçons, c'est vraiment trop d'honneur.

Bonne semaine !

vendredi 17 janvier 2014

Pichet zoomorphe de Dominique GUILLOT


Yvan G. a la chance de posséder un bien beau pichet de Dominique GUILLOT et nous en fait profiter aujourd'hui.

Haut de 24 cm, il est émaillé d'un superbe noir satiné et les "scarifications" typiques du travail de l'artiste limitées au contour de l'oeil, qu'elles soulignent magnifiquement.

Une bien belle bête, vraiment. Bravo Yvan !

Bon week-end !

jeudi 16 janvier 2014

Avant-après


La "customisation" de mon placard continue avec cette petite Giarrussette murale très rigolote, arrivée hier matin et aussitôt accrochée.

Un grand merci à Yvan G. qui m'a prévenu que la miss était sur le marché ;-).

Avant :


Miroir d'Isabelle FERLAY ("Les Argonautes") + "n° 77", sculpture en ficelle de lin crochetée d'Agnès SÉBYLEAU.

Après :


Miroir d'Isabelle FERLAY ("Les Argonautes") + "n° 77", sculpture en ficelle de lin crochetée d'Agnès SÉBYLEAU + céramique murale de Raphaël GIARRUSSO.

A poursuivre...

Oh oui !

PS : contrairement aux apparences, Giarrussette n'est pas le fruit des amours de Fortunée avec Grozibou, au grand dam de Madame SARFATI :-).

mercredi 15 janvier 2014

Un petit coucou d'HARTUNG

"J.V." (né en 19XX)
Vase "rouleau" (circa 1950)
H. 14,5 cm, Ø 7,5 cm

Mon peintre préféré s'est doublement rappelé à mon bon souvenir ce matin, après le passage du facteur : via ce très joli petit vase qu'il aurait assurément pu signer et un carton d'invitation.

Beau concours de circonstances.


Son auteur est encore mystérieux pour moi, un certain "J.V.", qui aurait travaillé pour l'atelier La poterie périgourdine.

Il a réalisé là un très bel "HARTUNG" typique de la fin des années 40, dont voici un très bel exemple, T 1948-41, une grande huile (116 x 89 cm) de 1948 :


Quant au carton, il m'annonçait l'exposition d'oeuvres de deux amis, deux géants de l'abstraction : Hans HARTUNG, bien sûr, et l'italien Alberto BURRI, présentées par leur galeriste "historique" Antonio SAPONE, à l'occasion de la foire ARTEFIERA (Bologne, du 24 au 27 janvier).


J'irais bien !

Hans HARTUNG et Alberto BURRI (photo André VILLERS)

HARTUNG a vraiment la cote chez nos voisins transalpins. Pas étonnant, ils ont un goût très sûr et l'élégance innée ces gens-là ;-).

On pourra en voir chez pas moins de sept galeristes !


Un exemple ? T 1967-H3, ci-dessus (50 x 73 cm), magnifique toile où l'artiste intervient sur la peinture encore fraîche à l'aide d'outils qu'il a spécialement créés, figeant son geste pour l'éternité. L'art me paraît être un moyen de vaincre la mort, avait-il pour habitude de dire. Mission accomplie, Hans !

Ça me tente, ça me tente, une petite escapade italienne...

Juste pour le plaisir des yeux ;-).

PS : si vous en voulez "encore plus", c'est ici, sur le site de la Fondation Hartung-Bergman. Une fondation à visiter AB-SO-LU-MENT !

mardi 14 janvier 2014

Balade à Mandelieu


Cela fait un bon moment que j'avais envie de découvrir le travail du céramiste vallaurien Marc PIANO, alors quand mon ami Salvatore PARISI m'a proposé de l'accompagner samedi matin à la Like Art Gallery de Mandelieu où il expose jusqu'au 18 janvier en compagnie du photographe Jacques RENOIR, je ne me suis pas fait prier.

Cette petite galerie dynamique est gérée par l'association Artemis, association cuturelle pour le rayonnement de l'art. Pour découvrir ses activités et le programme des exposition de la nouvelle année, cliquez ici.


Il y avait un monde fou au vernissage et, comme d'habitude lors de ce type de manifestation, bien peu de monde regardait les oeuvres :-(. Dommage...


Marc PIANO crée en ce moment un bestiaire fantastique issu de son imagination fertile, des animaux puissants, inquiétantes, "coupants", dont un taureau très original qu'il se plaît à décliner : "le" taureau de Marc PIANO !


Des oeuvres de grande taille et très fortes, surtout lorsqu'elles sont laissées brutes, à l'état de simples biscuits de terre noire.


Lorsqu'elles sont émaillées, elles le sont d'un somptueux rouge vif.


Le taureau de l'artiste accueille les visiteurs de l'exposition. Impressionnant !


Entre (le grand :-) Marc PIANO et Jacques RENOIR (cliché S. PARISI).


L'oeuvre de Jacques RENOIR est plus discrète, à son image. Il y expose une remarquable série de photos sur le thème de l'opéra, de la danse et du mouvement. Bien que non familier de cet univers, j'ai particulièrement apprécié ces images très vivantes et si originales (photo provenant du site de l'artiste).


Au retour, Salvatore m'a laissé au Cannet, où j'ai flané dans le charmant quartier Saint-Sauveur (encore lui ;-), celui des artisans d'art dont la chapelle du même nom, décorée par l'artiste Théo TOBIASSE, est l'emblème.


Un bien beau quartier, sur les hauteurs de la vieille ville. Ici une superbe maison au bord de la bien nommée place Bellevue !


Un quartier arboré.


Avec de charmantes ruelles et de nombreux chats.

Bref, un endroit où il fait vraiment bon vivre !

Si vous décidez de le découvrir à votre tour, ne manquez surtout pas la visite du superbe musée consacré au grand peintre Pierre BONNARD, célèbre hôte du Cannet, situé à deux pas de là.. 


J'en suis reparti avec cet imposant vase canope de Marcel GIRAUD, une très belle oeuvre ancienne (circa 1970) de ce céramiste vallaurien méconnu.

Une céramique qui, elle aussi, a tout de suite trouvé sa place à la maison : juste derrière le porte d'entrée, pour accueillir et dire au revoir aux visiteurs.

Ce GIRAUD n'aura pas été la seule céramique du week-end !


Je suis en effet également rentré avec un grand vase de Marius MUSARRA (à gauche sur la photo), repéré et acquis quelques jours plus tôt sur un site de vente aux enchères bien connu et qui complète à merveille mon petit ensemble de ce céramiste.

Un bien heureux hasard a fait que le vendeur de ce MUSARRA, à qui j'avais donné rendez-vous en gare de Golfe Juan, après ma balade au Cannet, et dont je n'avais que le prénom se soit avéré être Olivier... THIRY, l'un des deux fils du céramiste vallaurien bien connu ! Notre homme ne s'est démasqué que chez lui, alors que j'admirais une série d'oeuvres de son célèbre papa :-).

Dois-je vous préciser que j'ai passé un excellent moment avec Olivier, qui est également un collectionneur passionné ?

Ce qui au départ ne devait être qu'une simple et rapide transaction s'est transmuté par la grâce des dieux de la céramique en une belle rencontre, une très belle rencontre.

J'ai quitté Olivier bien tard, avec non pas un mais deux MUSARRA !, mon hôte m'ayant très gentiment offert le superbe mini vase "boule" figurant au premier plan.

Les objets c'est bien, mais les rencontres et les souvenirs qui en découlent c'est encore mieux ! Ces deux vases resteront à jamais pour moi "ceux d'Olivier"...


PS : si vous désirez en savoir plus sur l'oeuvre de Pyot et Albert THIRY, je ne saurais trop vous recommander la lecture du passionnant ouvrage que Marie-Pascale SUHARD leur a consacré, aux éditions Joël GARCIA.