jeudi 26 septembre 2013

... et un CHAMBOST pas mal non plus !


... d'autant plus que celui-ci m'appartient :-).

Ce modèle anthropomorphe - le "n° 826" pour les initiés - fait indiscutablement partie des plus belles réalisations de l'artiste. Datant de 1953, il est quasiment introuvable, à tel point que je ne l'ai jamais vu passer en vente aux enchères depuis que je collectionne.

Il me reste juste à lui trouver un abat-jour ad hoc !

Vous l'aurez remarqué, je suis dans ma période "pieds de lampes"...

mercredi 25 septembre 2013

Un JOUVE "atomique"


Plusieurs fois par semaine, un lecteur me demande d'expertiser une céramique : quel en est l'auteur, est-elle authentique et, bien sûr, quelle est sa valeur ? Jusqu'à présent, je n'ai fait qu'une poignée d'heureux, la plupart des pièces étant hélas sans intérêt.

Éric est l'un d'entre eux car son grand pied de lampe est bien un JOUVE (signé de sa marque, inçisée sous la base) et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de son superbe et rare modèle "anneau" dans une version à ma connaisance inédite : noir brillant et blanc craquelé satiné (je ne le connaissais qu'en blanc). Une totale réussite esthétique, avec, notamment, l'inversion des couleurs au niveau de l'oeil central.

Il s'agit d'un achat de ses parents effectué dans les années 60, il l'adore et y est bien sûr très attaché. Zut ! Je plaisante, bien sûr.

Éric, si un jour l'attachement se fait moins fort, pensez à moi ;-).

mardi 24 septembre 2013

Il suffisait de demander !


Merci à Yvon LE DOUGET, céramiste de son état, de nous permettre d'en savoir un peu plus au sujet de Guy-Roland MARCY via sa notice dans le premier Guide des céramistes édité en 1993 par La revue de la céramique et du verre et un article paru en 1983 dans la revue La céramique moderne, sous la plume de Roger GUY (cliquez sur les photos pour les agrandir et lire l'article) :



J'ai bien sûr immédiatement téléphoné au numero indiqué mais sans succès et une recherche dans le département 77 n'a rien donné. J'espère simplement que Guy-Roland continue - à bientôt 89 ans ! - à faire des pots avec autant de plaisir que lorsqu'il a commencé à pratiquer, au début des années 50...

Voici les quelques céramiques de Guy-Roland MARCY que j'ai la chance de posséder grâce à Alexis MOSTINI, galeriste aux Puces de Saint-Ouen (1), qui a attiré mon attention sur son travail :


- Un très élégant vase à anses (circa 1950). Son émail blanc pur, épais et légèrement granuleux est vraiment de toute beauté (25 cm de haut).


- Un groupe de 4 formes ovoïdes (hautes de 9 à 19 cm) datant très probablement des années 80. Le travail d'émaillage est remarquable, oscillant sur une même pièce entre le mat et le brillant, en passant par le satiné. Je ne me lasse pas de les admirer !


- et enfin le vase qui a déclenché la réaction d'Yvon et qui date probablement du début des années 70 (14 cm de haut sur environ 14 cm de diamètre). La forme est vraiment très originale (cf photo ci-dessous, vue d'en haut) tout comme l'émaillage : engobé, satiné, effet "essuyé" à l'extérieur et noir mordoré brillant à l'intérieur)


Comme le faisait très justement remarquer Roger GUY dans son article, une des caractéristiques du travail de MARCY, outre son élégance et sa beauté formelle, est incontestablement la soin porté à son exécution. Aucune bavure, du travail bien fait et bien fini ! Une imperfection inesthétique ? Poubelle ! On ne peut pas dire que tous ses confrères aient eu la même exigence de qualité dans leur travail et c'est bien dommage car, en ce qui me concerne, une belle pièce avec un défaut de cuisson ou un problème d'émaillage (coulure, manque, etc.) n'en est plus une.

Je profite de ce billet pour remercier également Alexis et le féliciter car c'est l'un des rares professionnels à sortir des sentiers battus en proposant de beaux objets d'artistes méconnus. C'est tout à son honneur car la tâche n'est pas aisée. Trop de collectionneurs ont en effet tendance à être esclaves de quelques noms "à la mode" (moi le premier ;-), participant ainsi au maintien de nombre de bons artistes au purgatoire. Un bon conseil : faites de temps en temps des infidélités à vos artistes favoris, vous ferez ainsi une "bonne action" et une "bonne affaire" car les artistes dans l'ombre sont (pour l'instant) encore abordables. En temps de crise c'est même une excellente stratégie pour les petits budgets malheureusement privés de "grands noms" car si "petit nom" est bon, il deviendra bien "grand nom" un jour ;-). En 1990, tous les "grand noms" étaient minuscules...

(1) Marché BIRON, allée 1, stand n° 85.

Vendredi 27 septembre 2013

Alexis m'a malheureusement appris que Guy-Roland MARCY était décédé dans les années 90.

vendredi 20 septembre 2013

Pied de lampe de Peter et Denise ORLANDO


Christophe, collectionneur parisien féru de RUELLAND, JOUVE et CHAMBOST (entre autres), a la chance de posséder un bien bel ORLANDO et nous en fait profiter.


Bravo, d'autant plus que c'est le premier pied de lampe du couple que je rencontre !

Un type de céramique décidément à l'honneur en ce moment.

Bon week-end !

mercredi 18 septembre 2013

Une bonne journée


Il y a des jours comme ça où tout va bien et ce mercredi en aura été un bel exemple !

L'été continuant sur la Côte, j'ai en effet pu effectuer ma pause-déjeuner à la plage en bas de chez moi, m'y baigner (l'eau était à 23 °C), continuer à stocker de la vitamine D pour l'hiver et enfin finaliser mes prochaines grandes vacances (aux Marquises :-). De retour au bureau, j'y ai ensuite trouvé un paquet contenant ce magnifique petit pied de lampe de Georges JOUVE (haut de 19 cm) que le facteur a laissé en mon absence. Et ce soir, je rédige ces quelques lignes bercé par le bruit des vagues et hypnotisé par le reflet de la pleine lune sur la mer. Bref, quand tout va bien la vie est belle...

Merci à Isabelle, fidèle et sympathique lectrice, de m'avoir fait profiter de sa trouvaille, chinée très avantageusement sur un vide grenier. Un coup de chance absolument inouï compte-tenu de sa très grande rareté ! Il daterait du tout début des années 50 et un intéressant petit croquis préparatoire au stylo bille est reproduit dans le magistral ouvrage que le galeriste Philippe JOUSSE a consacré à l'artiste en 2005 :


Une véritable sculpture abstraite !

Tant que j'y suis, voici une photo de la lampe "Sirène" dont je vous parlais hier :


Il s'agit d'une pièce plus ancienne (1948), plus baroque, et son "noir jouvesque" est absolument sublime !

Et enfin, pour terminer, une photo de mon vase "boule" de Guy-Roland MARCY, évoqué dans le même billet :


Une très jolie pièce :-).

Qui pourrait nous renseigner sur ce talenteux céramiste ? Toutes mes recherches sur lui sont malheureusement restées vaines !

mardi 17 septembre 2013

Escapade parisienne

Un HARTUNG "azuréen" à la galerie AB,
bienvenu en ce samedi sombre et pluvieux !

Un peu stressant ce premier week-end parisien de la saison, qui m'aura fait passer en quelques heures du plein été à l'hiver et fait regagner mes chers pénates avec un rhume carabiné et de belles ampoules en souvenir, abandon des tongs oblige :-(. Et dire que vendredi après-midi j'étais à la piscine du stade nautique Rainier III en train de me dorer au soleil. Il n'y a rien à dire, on n'est vraiment pas sur la même planète...

Comme d'habitude, j'ai flané du côté de Drouot et de Saint-Germain-des-Prés samedi puis aux Puces de Saint-Ouen dimanche.

Résumé de ma balade en quelques photos :


- "Christian BÉRARD" par Boris KOCHNO, mon premier achat du week-end, passage Verdeau, librairie Paul VULAIN. Impossible d'y passer et d'en repartir bredouille car ce célèbre endroit fourmille de beaux ouvrages. Bonne pioche car j'avais envie d'en savoir plus sur ce curieux personnage, après avoir revu "La Belle et la Bête" cet été (il a signé les décors) et hélas loupé l'une de ses oeuvres sur le Net (un joli petit dessin préparatoire du masque de "la Bête").

Petit résumé de l'éditeur, Nicolas CHAUDUN :

La figure pleine, hirsute, de Christian Bérard (1902-1949) incarne une certaine bohème dorée sur tranche, propre à l’entre-deux-guerres. Peintre, illustrateur, créateur de costumes, Bérard resta avant tout comme le génial décorateur de Cocteau (La Belle et la bête), ou de Giraudoux (La Folle de Chaillot). Ami et collaborateur de Serge Lifar, Louis Jouvet ou Jean-Louis Barrault, il s’imposa parmi les maîtres de la scène. Il fut aussi le prince sulfureux des nuits parisiennes. L’indulgence amusée de Chanel l’autorisait à toutes les excentricités. Sa vie de clochard magnifique, il la partagea avec Boris Kochno, ancien amant de Diaghilev dont il avait pris la succession à la tête des Ballets russes. Le récit que laisse Kochno de ces années ne ressuscite pas seulement Bérard et son génie insolent, mais aussi une éblouissante société dont l’humiliation de la défaite et de l’Occupation ne parvint même pas à ternir l’éclat (une société à mille lieues de nôtre pauvre société actuelle, où l'art et la culture ne sont hélas plus guère de mise... - remarque personnelle).


- Une belle lithographie de VASARELY, toujours dans le charmant passage Verdeau, galerie Julie MAILLARD. Encore du bleu, ma couleur préférée ;-).


- Une copine de Lucette, signée Bernard BUFFET, dans la même galerie.


- La même, mais en version "tapisserie" et toujours dans la même galerie.


- Trois charmants lionceaux endormis, un fusain signé ? Julie ne manque pas d'oeuvres sympathiques...


- Une cour intérieure d'un bel immeuble, rue de la Grange Batelière ; ça fait du bien de voir un peu de vert à Paris. Et du vert "bien vert", arrosage naturel fréquent oblige !

Saint-Germain-des-Prés était placé sous le signe du Parcours des mondes. Les galeries du quartier étaient donc envahies d'art premier, assez ésotérique pour moi et, à quelques exceptions près, plutôt inesthétique, toujours à mon goût. J'ai été frappé de l'affluence dans les galeries - vrais amateurs ou plutôt bobos en représentation ? - et de l'achalandage de ces dernières. Bref, tout ça me semble un peu surfait...


- Un HARTUNG ayant résisté au Parcours :-).

Le meilleur moment du week-end fut incontestablement celui que j'ai passé à la galerie Thomas FRITSCH, qui présente depuis quelques jours une très belle expo d'oeuvres rares du céramiste et peintre André Aleth MASSON. Quel plaisir ! Ce samedi, la galerie était vraiment le quartier général des amateurs de céramique 50 et j'ai eu le plaisir d'y croiser plusieurs collègues et amis. Un bon conseil : faites le déplacement car vous n'aurez pas l'occasion d'admirer pareille sélection de sitôt.


Si l'oeuvre de COCTEAU vous intéresse, ne manquez pas d'aller faire un tour à la galerie Anne JULIEN (14, rue de Seine), juste avant celle de Thomas (au n° 6). Vous y verrez de bien belles choses, comme ce superbe dessin de 1959 et un beau choix de céramiques éditées par l'atelier MADELINE-JOLLY.

"Chou blanc" aux Puces de Saint-Ouen en matière de céramique 50, dimanche. De l'avis de la plupart des pros consultés, les belles pièces se sont raréfiées et ne restent pas très longtemps en stock. En ce moment, ce sont les RUELLAND qui tiennent la corde, chassés par de nouveaux venus motivés...


Dans mes bagages, deux céramiques (un pied de lampe "Sirène" de JOUVE - chouette, ça me fait une paire ! - et un vase à pans coupés de Guy-Roland MARCY) et ce superbe et bien lourd (10 kg) "Oiseau feuille" (un bronze à patine dorée) de Jacques LIGNIER.

La saison commence bien ;-).

vendredi 13 septembre 2013

André Aleth MASSON chez Thomas FRITSCH


Le discret mais très talentueux André Aleth MASSON est à nouveau à l'honneur cette année, après sa grande rétrospective malouine en mars dernier. Cette fois-ci c'est à Paris, chez Thomas FRITSCH, l'incontournable galeriste parisien, qui a réuni pour l'occasion, grâce à la complicité de son confrère Thomas LEPORRIER (1), une soixantaine de très belles pièces, dont de nombreux chefs-d'oeuvre comme la magnifique jardinière trilobée de 1955 illustrant ce billet, une petite lampe ajourée restée en biscuit de 2005 (l'une de ses dernières oeuvres) ou bien encore une superbe petite table basse ronde de 1958, véritable icône ayant eu les honneurs du mensuel Meubles et Décors en 1961.

Vous avez jusqu'au 31 octobre pour aller les admirer.

En ce qui me concerne, ce sera demain après-midi, à l'occasion de ma première escapade de la nouvelle saison :-).

Bon week-end !

(1) Auteur de André Aleth MASSON céramiste, peintre et sculpteur, "la" monographie de l'artiste ; indispensable, bien sûr.