jeudi 15 janvier 2015

Premier CARBONELL


L'arrivée d'un artiste non représenté à la maison est toujours un grand moment, surtout lorsque ce dernier s'est bien fait attendre !

Guidette CARBONELL n'a pas échappé à la règle avec ce délicieux patchwork de la fin des années 60 (29 x 43 cm), reçu ce matin et accroché lors de la pause déjeuner.

Une oeuvre qui a bien vite trouvé sa place, sous mon miroir baroque de JOUVE.

Et deux chouettes de plus, deux :-)...

Si vous désirez en savoir plus sur le travail de cette merveilleuse artiste, je vous conseille de livre l'ouvrage suivant, "la" monographie de référence :


"Née à Meudon en 1910 d’un père médecin d’origine catalane et d’une mère arménienne venue étudier la peinture à Paris, Guidette Carbonell suit les cours d’André Lhote, Othon Friesz et Roger Bissière. Dès ses débuts en 1935, elle s’oriente vers la céramique qu’elle abandonne à la fin des années 60 pour des tapisseries composées de fragments de tissus collés et cousus. Passant de l’abstrait au figuratif, incorporant à la terre ou au ciment des éléments insolites, verre ou métal, au gré de sa fantaisie, elle exprime, avec parfois une qualité d’inachevé très actuelle, un monde intérieur troublant, dans lequel on retrouve l’imaginaire de l’enfance. Nourrie de culture orientale, subjuguée par les représentations romanes ou primitives, Guidette Carbonell déploie un bestiaire fabuleux d’une étrangeté frappante, où l’humain se mêle peu à peu à l’animal. Son œuvre qui, des années trente jusqu’aux années quatre vingt-dix, a exploré les univers de la mythologie, de la musique, de la poésie et de la science avec un émerveillement constant devant la nature, apparaît aujourd’hui d’une expression très contemporaine".

Texte de l'éditeur

Un "beau livre", que l'on doit à Frédéric BODET et Karine LACQUEMANT, paru chez NORMA en 2007 (23 x 30,5 cm, 192 pages, 200 photos, relié sous jaquette).

Guidette CARBONELL a fait l'objet d'une importante rétrospective en 2007 au musée des Arts Décoratifs, exposition qui a ensuite tourné à La Piscine (Roubaix) et au musée de la Céramique de Rouen. Quelques photos ICI. Son titre était "Céramiste oui, mais artiste avant tout". C'est bien le moins que l'on puisse dire !


Toutes ces chouettes arrivées en masse ces derniers temps me rappellent que j'aimerais bien en dénicher une (c'est le cas de le dire) signée PICASSO, mais pas celle-ci car elle n'a pas l'air très sympa. Elle est surtout "hors-budget" car estimée 350.000 à 450.000 GBP (eh oui, on est chez Sotheby's :-), soit grosso modo un demi-million d'€, 300 plaques si vous préférez. Bref, on passe !

Pour en revenir à notre chouette rockefellerienne, il s'agit bien sûr d'une pièce unique mesurant 34,5 cm de haut, signée et datée "5.1.53".

Si elle vous branche, vous avez jusqu'au 2 février pour convaincre votre banquier.

Moi, je préfère de très très loin ma prolétaire Grassouillette :-)...

mercredi 14 janvier 2015

Mystérieux BUTRY (ou BERTRY)


J'ai reçu ce matin ce superbe petit plat  – j'allais écrire "tableau" ! – réalisé à Accolay.


Il est signé "Butry", une inscription qui n'a pas été apposée postérieurement comme on pourrait le croire à première vue mais bien avant cuisson car elle est émaillée.

L'objet mesure 16 cm de diamètre et son verso est marqué d'une tête de taureau stylisée et des inscriptions "Accolay" et "3Fa" (ou "2Fa", cette dernière étant peu lisible).

Il doit à mon avis dater du milieu des années 50.


Le décor est vraiment de grande qualité et nous avons là visiblement affaire à une pièce artistique et non à une production basique d'Accolay, à la chaîne, "pour touristes".

Qui pourrait nous en dire plus sur ce mystérieux (et talentueux !) BUTRY ?

Merci d'avance !

Suite aux réactions d'Accolayphiles (merci :-) il s'agit bien de BERTRY. Reste à en apprendre d'avantage sur le bonhomme...

mardi 13 janvier 2015

Hors les murs (5)


Aujourd'hui, c'était au tour de Grassouillette (1) de m'accompagner au bureau. J'ai eu pitié d'elle ce matin en partant car la nuit sur le balcon a dû être bien fraîche pour cette petite nouvelle, malgré ses rondeurs isolantes :-). Vorace, la miss : elle a failli me gober un 1 F vermillon, le timbre le plus célèbre et le plus coté de notre beau pays. Je l'ai vraiment échappé belle. Ouf ! Allez, zou, retour sur le balcon Bouboule, et fissa...


Trêve de plaisanterie ! J'ai reçu ce matin le 200e numéro de La revue de la céramique et du verre, "le" bimensuel de la spécialité, qui fait ce mois-ci le point sur trente ans d'arts du feu. Un impressionnant pavé (162 pages), bourré d'articles variés et superbement illustrés dont je vous conseille vivement la lecture. Bon moment garanti !

Profitez-en pour vous abonner car La revue aborde de plus en plus souvent la céramique des années 50-70. Ce numéro consacre ainsi un très bel article à André BORDERIE, sous la plume de Marie-Pascale SUHARD. C'est aussi et surtout un très bon moyen de se ternir au courant de ce qui se fait actuellement et ainsi de "changer d'air"...

Pour en savoir plus, c'est ICI.

(1) Je suis méchant, d'autant plus qu'elle pourrait m'affubler du même surnom, suite à mon régime pizza qu'il devient vraiment urgent d'interrompre :-).

lundi 12 janvier 2015

Heu-reux :-)


Détrompez-vous, ce n'est pas en raison de ce beau tableau de chasse du week-end (deux ANASSE, deux PICAULT, un THIRY, un FIDLER, un ROY, un JOLLY, un JOULIA, un MOHY, etc.) mais parce que je ne cesse de faire de belles rencontres et que je ne suis jamais aussi heureux que lorsque je rencontre et échange avec d'autres passionnés.

Vivre entouré de belles choses est certes bien agréable mais ce que j'aime avant tout c'est rencontrer, discuter, échanger, et mes très nombreux "bébés" me rappellent ces bons moments lorsque mon regard se pose sur eux.

Merci donc à Gilbert, Karim, Caroline, Annonciade, Line, Dany, Mickael, Cédric, Alexis, les Thomas (il y en a quelques-uns :-), Yves, Sylvestre, Marie-Jeanne, Salvatore et tous les autres, dont peut-être vous, cher lecteur, pour toutes ces bonnes tranches de vie !

Mentions spéciales aux trois premiers, petits nouveaux rencontrés la semaine dernière : Gilbert, collectionneur passionné (ne t'inquiètes pas, l'anticyclone revient toujours ;-), Karim, collectionneur et galeriste vivant à Monaco (je désespérais vraiment de trouver mon alter ego si près de chez moi !) et enfin Caroline, qui suit mes rocambolesques aventures et avec qui j'ai passé un excellent moment mercredi dernier, à Golfe.


Elle n'a eu aucun mal à me reconnaître puisque j'étais bien sûr très... chargé !


La faute à la SPA de Vallauris, qui m'a collée 9 nouvelles pensionnaires. Oui, vous avez bien compté, il n'y en a que 8 sur la photo. La 9ème étant bien trop grosse pour rentrer dans l'un des trois cartons, déjà bien lourds, elle n'arrivera que samedi prochain, par convoi (pardon, carton) exceptionnel :-).

Voir de belles choses et en discuter avec des passionnés dope également mon humeur, comme samedi, lors de ma traditionnelle "balade niçoise", où j'ai vu deux superbes tableaux à la galerie Bernard B, que je ne peux que vous montrer :


- Un John KOENIG.


- et un autre John, LEVEE cette fois-ci.

Deux grandes toiles abstraites qui ont en commun d'être de "top qualité" (elles ont été exposées dans des musées !), peintes par des artistes d'origine américaine actifs à Paris et ayant eu leur heure de gloire dans les années 50/80 et (cherchez chez l'erreur !) au prix de toiles peintes à la chaîne par les "street artistes" actuels. Grrr ! Si vous achetez "ça" (cela m'étonnerait ;-), faites-vous soigner :-) et lorgnez ensuite du côté des yankees exilés à Paris après la Seconde Guerre mondiale (autre piste : Joe DOWNING). Vous aurez là un véritable travail artistique et réaliserez en plus, j'en suis vraiment convaincu, d'excellentes affaires car un jour ou l'autre ces artistes auront enfin l'audience et le prix qu'ils méritent. Outre-Atlantique, le marché frémit déjà, les collectionneurs américains commençant à se rendre compte qu'un certain nombre de leurs grands peintres ont produit à l'étranger et que cet éloignement a conduit à leur oubli. Bref, c'est le moment d'acheter si cette peinture vous séduit car vous ne pourrez bientôt plus suivre, vu les moyens et surtout l'appétit de nos collègues des states...

Ce qui m'a fait plaisir, c'est que l'ami Bernard est aussi atteint de "don sallustisme", une maladie qui touche certains marchands, rares il est vrai, et qui les empêche de vendre certaines oeuvres. "Collection perso !" qu'il a dit, le Bernard :-).

Paraphrasant GAUGUIN qui avait gravé "Soyez amoureuses, vous serez heureuses" au fronton de sa maison du jouir marquisienne, je concluerai en disant soyez CURIEUX, vous serez heureux.

La curiosité, secret du bonheur ? J'en suis convaincu !

PS : heu-reux, je le suis bien sûr aussi suite au formidable élan populaire d'hier, preuve que l'humanisme n'est pas mort. J'en connais qui doivent être verts de rage :-).


PS bis : Roberti n'est plus grimé en sapin de Noël. Epouvantées, les nouvelles préfèrent donc rester stoïquement sur le balcon, au froid. Leur copines les narguent à travers la baie vitrée, mortes de rire car elles savent, elles, que leur monstre de grand frère est doux comme un agneau ! Terrible bizutage...

jeudi 8 janvier 2015

Céramique 50 est CHARLIE


Non M'sieur, non M'sieur ! C'est pas nous, tirez pas ! On était à Vallauris :-)...

"La religion est l'opium du peuple" a dit fort justement MARX. Il devient vraiment très urgent de lui fournir la meilleure des méthadones qui soit : la culture, au sens large, plutôt que de continuer à l'abrutir, notamment via cette p... de télé-débilité !

Le pire, c'est que la chose est tout à fait réalisable...

lundi 5 janvier 2015

Et c'est reparti pour un tour...


Les vacances sont hélas terminées. Retour à ceramic land :-).


Un retour samedi, chargé comme deux roumains. Plus jamais ça ! Je suis en effet arrrivé à point d'heure et surtout exténué. Il faut dire que j'ai fait escale à Lyon et à Avignon et qu'à chaque fois je suis reparti avec un sac en plus. Cinq au final, que j'ai réussi à mener à bon port au prix d'un véritable "chemin de croix". Je suis vraiment barjot...

La maisonnée était à la fois fois impatiente de découvrir les petits nouveaux et inquiète de ma nouvelle activité marchande. J'ai du la rassurer. Non, je ne "piocherai" pas dans la collection pour alimenter la galerie. Promis ! On peut être marchand et collectionneur, même si c'est difficile. Et puis quel plaisir pour Pascal marchand de vendre à Pascal collectionneur ! Un bon client celui-là. Et puis le premier me fera crédit :-)...

Bon, qu'est-ce qu'il y avait donc dans ces sacs, à part une trousse de toilette, un jean et deux chemises :-) ? Ben des céramiques, voyons !

Celles qui sont destinées à la galerie ont déjà rejoint le dépôt, histoire de ne pas être tenté de les conserver. Vous ne les verrez donc pas. Pas ici du moins...

Outre le bien lourd et magnifique MASSON bilobé qui remplace mon "Corsage" noir et jaune (resté en pension chez sa mamie) et trône à présent entre deux de mes ANASSE préférés (première photo du billet), je transportais :


- Mon premier INNOCENTI digne de ce nom (merci Clément ;-).


- Un petit vase à décor tournant de poissons signé "Les Argonautes". Splendide, avec son décor engobé contrastant avec le reste de la pièce, émaillé d'un beau blanc crémeux et largement craquelé.


- Une petite "idole" de JOULIA, qui a sauvé sa tête (de la galerie) in extremis...


- Un Mado JOLAIN "à oreilles" de toute beauté, un petit bijou qui au bout du compte rejoindra le stock de la galerie. Un acte purement "thérapeutique" car en ce moment je suis dans la même situation que le grand et regretté Louis de Funès dans La Folie des Grandeurs. Oui, vous savez, la fameuse scène dans laquelle don Salluste, après avoir prélevé l'impôt, se demande si c'est pour lui ou pour le roi :


J'ai en effet un peu trop tendance à faire comme notre Grand d'Espagne et oublier le roi, pardon le client :-). Ga-le-rie, faut te doter, ma belle...


- Une "coupe à pointes" de Jacques et Dani RUELLAND, un modèle vraiment très rare, casé pour l'instant au milieu d'un groupe de CHAMBOST. Désolé pour la piètre qualité de ma photo : il fait nuit et j'ai en plus failli m'empaler sur l'une des lances de ma Furie lorsque je me suis penché pour la prendre !


- En hiver, rien de tel qu'une bonne cure de vitamine J (OUVE) ! Mon nouveau "cratère" orange (merci Thomas ;-) s'est aussitôt pacsé avec mon vieux citron, ravi de son petit jeune, et avec ces deux "agrumes" ma dose est assurée...


- Leur "équivalent auto", photographié hier soir à l'entrée de Monaco. Personnellement, je préfère mes deux poteries, elles prennent moins de place :-).

Mercredi 7 janvier (vers 23 h)

Difficile de continuer ce billet après l'acte barbare qui vient de décapiter Charlie Hebdo, appris alors que je passais un excellent moment à Vallauris. L'Occident a hélas semé le vent et récolte à présent la tempête. Pauvre monde ! Et dire que nous aurons droit demain aux réactions de haine et aux amalgames des neo fachos. Brrr...


"Avec un peu de culture, on peut entrer dans un tableau au lieu de rester devant".

J'ai bien aimé la formule, vue sur une affiche publicitaire près de la maison et qui est une transition toute trouvée avec mes lectures récentes, que je me permets de vous conseiller car elles m'ont beaucoup plues.

La culture, une valeur en berne à notre époque, dont l'absence conduit à la bêtise en matière artistique ou à la barbarie côté "comportemental"...

Je vous conseille donc :


- Le Dictionnaire amoureux de l'Art moderne et contemporain de Pierre NAHON, ancien galeriste des Nouveaux Réalistes. Portraits de grands marchands, d'artistes et de nombreuses entrées très instructives telles que "Oeuvre d'art", "Spéculation" ou encore "Mort de l'art" en font un ouvrage vraiment passionnant !


- Femmes collectionneuses d'art et mécènes, par Julie VERLAINE. Un livre qui parle plus de collectionneuses que de leurs collections, ce qui en fait tout l'intérêt. Et quelles femmes ! On ne peut être que fasciné et admiratif devant de telles vies et collections...


- Le dernier tango de Kees VAN DONGEN, par François BOTT. Les derniers jours de l'artiste, à Monaco, en mai 1968, malade et entouré de jolies infirmières. Il n'aura pas le loisir de les aimer et de les peindre. Alors il se souvient. De ses maîtresses, nombreuses, de ses amis célèbres, de ses fêtes. Toute une vie défile. C'est triste, bien sûr, mais c'est aussi un formidable "coup de pied au cul" salutaire : la vie est courte et se termine toujours très mal, même pour les plus grands, et il faut en pro-fi-ter. Et vite !


- Le catalogue de la collection KREMER, consacrée à la céramique française des années 70/2000, dont je vous ai récemment parlé. Je n'ai pu qu'admirer les magnifiques photos car il est hélas uniquement en allemand :-( ; mais compte-tenu de son prix (12 €), vous auriez vraiment tort de vous priver de sa "lecture" !

Mercredi 8 janvier (vers 22 h)


Dimanche après-midi, première balade niçoise de l'année. J'avais RDV avec mes amis Marie-Jeanne et Salvatore PARISI place Garibaldi, baignée de soleil, pour aller rendre une petite visite à leur ami Gilbert BAUD, architecte, collectionneur passionné et président de l'association d'artistes stArt.


L'ami Salva oeuvrant "on the road". Un SOULAGES :-) ?


Que font quatre amateurs d'art lorsqu'ils se rencontrent ? Ils parlent peinture, sculpture, céramique, bouquins...


... et partagent une bonne galette. Le roi et sa reine, Marie-Jeanne Ière. Oui, je sais, le régime pizza c'est pas bien (1), mais c'est l'hiver et il n'y a point de vahiné à l'horizon, alors...


Qui saurait identifier l'auteur de cette superbe "plaque architecturée" en céramique de mon nouvel ami Gilbert ? Elle semble dater des années 60/70...


Ce bon moment entre amis s'est prolongé par un fort sympathique dîner chez Marie-Jeanne et Salva, qui ont temporairement soigné ma pizzaïte avec leur fameuse soupe maison, servie dans un... PARISI :-).


Un PARISI qui a repris ses expos, après une belle production d'Ucelli et de pieds de lampes sculpturaux. A Nice en ce moment (j'y reviendrai) puis à Biot à partir du 16 janvier, dans le cadre d'une exposition d'oeuvres à 4 mains.

(1) Rassurez-vous, j'avais simplement la bouche pleine lorsque paPARISI a shooté !

jeudi 1 janvier 2015

Bonne année !


Que la nouvelle année qui débute voit votre bonne santé continuer ou revenir, car sans elle point de bonheur ni de possible prospérité.

Je vous souhaite également beaucoup de curiosité, ce véritable sel de la vie...

Et aussi de bien vous amuser en 2015 !

PS : ce Nouvel An voit la naissance de ma petite galerie, virtuelle pour l'instant. Eh oui, le grand drogué a enfin et logiquement décidé de devenir dealer, en espérant être son meilleur client :-). Plus sérieusement, c'est une nouvelle corde à mon arc, qui me permettra de défendre la céramique d'une autre façon et qui ne change en rien l'orientation et l'avenir de ce blog, qui restera celui d'un collectionneur...