mardi 15 juillet 2014

"Tourbillon" de Robert PÉROT

Robert PÉROT (1931-2003)
"Tourbillon" (circa 1975)
Ø 34 cm, pr. 4 cm

Restons en compagnie de Robert PÉROT mais cette fois-ci du PÉROT sculpteur.

C'est cette activité qu'il préférait et à laquelle il se consacra entièrement après son départ de Vallauris (en 1973), dans son nouvel atelier parisien et cela jusqu'à la fin de sa vie.

Un magnifique vase architecturé de l'artiste,
dans une ruelle proche du Vieux Moulin


"Tourbillon" est une superbe fonte d'aluminium (unique), typique de son travail du milieu des années 70 et conçue pour être accrochée à un mur.

Compte tenu de son poids (près de 10 kg), je n'ai pas encore eu le courage de lui trouver un coin de mur, d'autant plus qu'il faut que je trouve un endroit sans rien de fragile en dessous (on ne sait jamais...), ce qui est bien sûr impossible :-(.

Il est signé "Pérot" sur la tranche, à droite.

Provenance : ex collection Dominique BAUDART (son compère du Vieux Moulin) puis galerie Antiquités XXème.

Inv. PM RP 3 i

lundi 14 juillet 2014

Plat mural de Robert PÉROT

Robert PÉROT (1931-2003)
Plat mural (circa 1958)
Ø 28 cm

Une céramique typique de l'atelier du Vieux Moulin (1) par ses couleurs (un joli camaïeu de brun, de jaune et de kaki) et fort peu commune par sa nature (une pièce artistique), l'atelier vallaurien ayant plutôt eu une production de petites pièces utilitaires.

Un émaillage caractéristique du Vieux Moulin

L'espace galerie du Vieux Moulin à la fin des années 50

Elle est signée "RP", marquée "Vieux Moulin" et située "Vallauris" au verso.

(1) Fondé par Robert PÉROT en 1954.

Inv. PM RP 2

mercredi 9 juillet 2014

Dernière escapade parisienne...

Alors, que ramènes-tu ? Rien du tout les filles !

... avant les (grandes) vacances, le week-end dernier.

Retour à point d'heure, comme d'habitude, mais pour la première fois "à vide" :-(.

J'ai néanmoins photographié ce que j'aurais pu ramener si...

Commençons par les Journées de la Céramique à Saint-Sulpice. Je m'y suis baladé samedi en début d'après-midi :


- Une superbe sculpture de Brigitte MARIONNEAU. J'adore son travail. C'est beau, élégant, léché, fin et particulièrement sensuel. Bref : 20/20 !


- Revoir Andrée et Michel HIRLET est toujours un plaisir. Le couple d'octogénaires est toujours aussi dynamique, adorable et créatif. Un bel exemple !


- Marc UZAN est en pleine période "noir et blanc", tout en continuant à travailler sur ses "céramiques de laboratoire". Un travail toujours aussi léché, techniquement parfait.


- Le bornois Éric ASTOUL exposait une très belle sélection de petits grès cuits au feu de bois et notamment d'intéressantes formes sculpturales.


Suite de la balade dans le Marais, galerie RIVIERA, où j'ai mis une option sur cette fort belle porcelaine sculpturale de Tim ORR, un artiste complet (sculpteur, céramiste et peintre) et encore largement méconnu.

La  journée s'est achevée à l'atelier HYLÉ, afin de confier quelques patients aux très bons soins des fort sympathiques et talentueuses Dr Caroline GABRIEL et Carole NEBOUT, tout juste diplomées de l'Institut national du patrimoine. Une excellente adresse ;-).

Au menu de dimanche matin : la visite de l'exposition consacrée au Triptyque, à l'atelier Fance FRANCK et auparavant, pour cause d'ouverture retardée, une petite balade du côté de la rue de Seine, sous la pluie. Du coup, pas de Puces de Saint-Ouen :-(.

Quelques photos-souvenir :


-  Un beau petit Martial RAYSSE vu galerie Pascal LANSBERG. Le niçois "pop" est à l'honneur en ce moment au Centre POMPIDOU. Chouette, un rayon de soleil...


- Un superbe JOUVE XXL chez Matthieu RICHARD.


- JOUVE encore avec un splendide groupe de trois bouteilles à la galerie Downtown.


- L'ancien et superbe HARTUNG d'Alain DELON trône toujours dans la petite vitrine de la galerie APPLICAT-PRAZAN...


- Tandis que le fameux fauteuil "Catherine" de Joseph-André MOTTE aimante tous les regards dans celle de Pascal CUISINIER, qui rend un très bel hommage au designer récemment décédé (jusqu'au 30 août). Inutile de paniquer : il est vendu :-).


- JOUVE toujours avec un fabuleux grand vase Diabolo chez Jacques LACOSTE...


- ... qui présentait également cette très belle coupe "tuile" signée MADOURA.


- "Personnage 2", un superbe ANASSE de 1963, veille sur la caverne d'Ali Baba du Pape de la céramique 50, Thomas FRITSCH. Tout juste rentré de Bâle, où le marché a été très actif pour la céramique 50 de qualité, il est en train de boucler une grande exposition consacrée aux RUELLAND, qui fera date à la rentrée.

A propos de marché, un bon conseil : si, comme moi, l'oeuvre de Michel ANASSE vous intéresse, hâtez-vous de compléter votre collection car nos voisins d'outre-Atlantique commencent à s'y intéresser très sérieusement. Des voisins aux moyens largement supérieurs aux nôtres :-(...


- "L'oeuf primordial", un magnifique grès sculptural d'Albert VALLET, accueille les visiteurs à la galerie SILBEREIS. Quelle merveille !


- "Les morts ne meurent vraiment que lorsqu'on les oublie". Aucun risque pour Serge GAINSBOURG dont la maison, rue de Verneuil, est devenue un véritable lieu de pèlerinage pour les nombreux fans du chanteur...

Beaucoup de belles choses à l'atelier Fance FRANCK, où Albert DIATO se taillait incontestablement la part du lion :


- Beau dialogue entre Gilbert PORTANIER et Albert DIATO.


- Le premier avec une boîte (collection PM "hors les murs" :-).


- Et le second avec une étonnante théière.


- Un délicieux petit cheval de DIATO.


- La fameuse Chouette de DIATO, illustrant la couverture de sa récente monographie, sous la plume de Marie-Pascale SUHARD. J'aurais du emmener Lucette...


- Une autre théière de DIATO, tout aussi originale.


- DIATO "dernière période"...


- Un beau vase de PORTANIER, superbement décoré.


- Une très jolie petite boîte de Francine DEL PIERRE.


- Affiche I. J'aimerais bien voir à quoi ressemblent les objets en bois d'Henri BATAILLE exposés...


- Affiche II. Heureuse époque où Saint-Paul-de-Vence n'était pas envahie de pseudo galeries pour gogos en vadrouille...


- Affiche III. Jan KRIZEK, quatrième larron, est un artiste tchèque très intéressant...

Petite balade du côté de Drouot en début d'après-midi, un quartier où les belles choses ne manquent également pas :


- Un beau KIJNO à la galerie Nota Bene, dans le charmant passage JOUFFROY. J'aime bien le travail de ce peintre, un grand artiste qui n'a hélas pas l'audience qu'il mérite.


- Toujours dans le même passage mais un peu plus bas, galerie Monfort, une grande huile d'Ambro (Pierre AMBROGIANI), peintre marseillais incontournable, fou de couleurs et de matières !


- André MARGAT est un artiste animalier que j'aime beaucoup. Il y avait un de ses très beaux fusains à la galerie Sophie MARCELLIN, passage Verdeau.


- Il était curieusement à côté d'un autre artiste que j'apprécie également beaucoup : le peintre voyageur André MAIRE, véritable virtuose du fusain et de la sanguine.


- Les passages couverts du 9e sont vraiment très agréables...


N'ayant rien acquis durant ce week-end, j'ai enfin pu "rapatrier" mon grand VALENTIN et quitté la capitale en fin d'après-midi relativement léger.


Un VALENTIN que sa sellette attendait impatiemment et parfaitement assorti à son petit frère mural, les deux pièces marquant à merveille l'entrée de Ceramicland :-).

lundi 7 juillet 2014

Phase II


Rassurez-vous, ce billet n'a rien à voir avec la Coupe du Monde de la FIFA...

Ce superbe pied de lampe "polynésien" des 2 POTIERS reçu ce matin :-) est en fait la dernière pièce acquise durant la phase I de la constitution de ma collection, "âge d'or" qui a duré près de quatre ans et où j'ai pu me faire plaisir sans trop compter car le nerf de la guerre provenait de la vente progressive d'un stock de timbres, rassemblé à bon compte quand j'étais philatéliste et aujourd'hui malheureusement épuisé :-(.

Il remplace temporairement un autre pied de lampe des 2 POTIERS, bleu très clair et décoré de délicats feuillages ; une céramique que j'aime beaucoup.

"Et maintenant, que vais-je faire ?", comme dirait Gilbert.

Deux solutions :

- "Stop". J'arrête d'acheter (en fait j'achèterai encore mais avec ce qu'il me restera à la fin du mois ; rien à voir donc avec les achats de la phase I), écrème la collection, histoire de respirer plus facilement et profite de ce que j'ai réussi à rassembler, "zen". Au bout du compte, je ne devrais pas être trop malheureux, même si le sevrage sera délicat.

- ou "Encore". Je continue d'acheter, parce que ce que j'aime, ç'est ça : acheter, chasser, dénicher "la nouvelle pièce". Et puis les belles choses je ne m'en lasse pas. Plus j'en ai et plus je suis content. Mais pour ça, il faut de l'argent. N'en ayant plus, il me faudra donc me débrouiller pour en "faire". Le marché philatélique étant hélas sinistré, reste à en dénicher un autre. Pourquoi pas celui de la céramique 50 et plus généralement des arts décoratifs des Trente Glorieuses ? "Les Trente Glorieuses", tiens donc : un beau nom pour une galerie d'art ;-)...

Je me donne tout l'été pour réfléchir à ma phase II.

jeudi 3 juillet 2014

Pendentif d'Eugène FIDLER

Eugène FIDLER (1910-1990)
Pendentif (1954)
H. 6 cm, l. 4,3 cm, pr. 2,3 cm

Retour au rayon bijoux avec ce délicieux petit pendentif en terre cuite patinée.

Modelé à Vallauris, il sent bon l'âge d'or du petit village et la bohème de cette époque formidable, un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître.

Je l'ai en main et vois Eugène quittant son petit atelier pour rejoindre celui de PICASSO, le fameux atelier-galerie MADOURA. La belle Édith, son épouse, y travaille. Il vient la chercher, comme tous les soirs. Pablo est là, avec sa chère et tendre Jacqueline. Les quatre amis sont heureux et décident d'emprunter l'avenue Georges CLÉMENCEAU, noire de monde en ce bel été, afin de faire le tour des ateliers de leurs amis artistes, avant tout préoccupés par la Beauté de leur travail...

Bref, difficile de ne pas être un peu nostalgique devant un tel objet !

Il est signé "FIDLER" au verso, à la pointe.

Provenance : collection FIDLER.

Inv. PM EF 3 i

mercredi 2 juillet 2014

Le Triptyque à l'honneur ce week-end à Paris


L’association des amis de l’Atelier Fance FRANCK – Francine DEL PIERRE nous convie à l’exposition "LES CÉRAMIQUES DU TRIPTYQUE A VALLAURIS 1948" (1).

Vous pourrez en outre assister à deux conférences très intéressantes :

- "A Vallauris, l’atelier du triptyque : de jeunes céramistes fascinés par PICASSO", par Antoinette HALLÉ, demain à 18 h.

- "Albert DIATO, céramiste et peintre", par Marie-Pascale SUHARD, dimanche à 16 h.

Je laisse Marie-Pascale SUHARD, co-commissaire de la manifestation et experte en céramique des années 50, nous présenter ce fameux Triptyque :

Peu après la deuxième guerre mondiale, l’art de la terre évolue en France de façon révolutionnaire et jette les bases de la céramique contemporaine. Avec Paris et La Borne, Vallauris contribue largement à cette nouvelle production grâce à l’arrivée de PICASSO et aux jeunes artistes qui viennent y travailler. 

L’effervescence créée autour du maître, qui manie l’argile depuis 1946 à l’atelier Madoura, attire quelques jeunes talents prêts à se lancer dans l’aventure de la terre. Certains sont autodidactes comme Francine DEL PIERRE, Albert DIATO et Gilbert PORTANIER qui fondent l’atelier du Triptyque en 1948. C’est un groupe de trois copains qui s’installe chemin du Fournas, dans des conditions très rudimentaires. Ils commencent par des pièces simples, s’essayent au tournage, au modelage et vont cuire leurs pièces dans un four à Golfe-Juan. Rapidement, leurs céramiques montent en puissance, expriment une vigueur nouvelle par rapport aux potiers vallauriens traditionnels. Ils créent des formes nouvelles, surprenantes, associent des décors pleins d’humour, décalés et originaux, font des essais d’émaux rugueux, brillants, mats, hauts en couleurs.

Jusqu’en 1952, le Triptyque participe aux expositions biannuelles du Nérolium comme beaucoup d’autres potiers, traditionnels ou avant-gardistes. C’est le lieu des confrontations où naît le style de l’Ecole de Vallauris : formes originales et dynamiques, couleurs gaies, vives et chatoyantes.

Après leur séparation en 1950, chacun de ces trois artistes poursuit une carrière internationale et leur œuvre évolue de façon très différente. La confrontation de ces trois parcours est mise en lumière pour la première fois dans une exposition rétrospective au sein de l’atelier de Francine DEL PIERRE conservé dans son état originel.


Francine DEL PIERRE (1917-1968) débute sa carrière comme journaliste. Par l’intermédiaire de son ami Pierre Boulez, elle rencontre Albert DIATO et commence la céramique avec lui. Après leur séparation, en 1954, elle travaille à Paris, ouvre un atelier rue Bonaparte en 1960 et poursuit une belle carrière internationale, exposant aux côtés de Bernard LEACH et de Shoji HAMADA. Ses œuvres, très poétiques, sont toutes modelées et présentent de légers décors floraux ou abstraits sur un fond uni aux tonalités assourdies de brun ou beige, tirant quelques fois vers le bleu.

Le musée de Sèvres lui rend hommage l’année de sa mort et sa monographie paraît en 2004 aux éditions Norma : Francine DEL PIERRE. Fance FRANCK. Dialogue de céramistes, par Antoine GOURNAY et Pierre STAUDENMEYER.


Albert DIATO (1927-1985), artiste monégasque, veut d’abord être poète et c’est en allant interviewer PICASSO à Vallauris qu’il se met avec passion à la céramique. Après l’expérience du Triptyque, il poursuit une carrière internationale en Angleterre, Italie, Allemagne et Suisse. Au début des années 60, il évolue vers la peinture qu’il expose dans ces mêmes pays. Après trois années passées en Afghanistan en tant qu’expert céramiste, il revient à Paris et relance sa production céramique. Ses pièces sont originales, fortes, quelques fois spectaculaires et souvent sculpturales. Beaucoup de scarifications et des recherches d’émaux naturels qui le mettent à part dans le monde de la céramique des années cinquante.

Une grande rétrospective de son œuvre a été présentée à Monaco l’été dernier correspondant à la sortie de sa monographie : Albert DIATO, céramiste et peintre par Marie-Pascale SUHARD (éditions Norma).


Gilbert PORTANIER (né en 1926) est un ami d’enfance de DIATO, et c’est avec lui qu’il part à Paris après son Bac pour suivre les cours des Beaux-arts. Il veut être peintre, mais, découvrant la terre, il s’engage dans une carrière où peinture et sculpture s’intègrent à la céramique de façon originale, créant un style éblouissant. Il produit également, dès 1964, des pièces d’éditions avec le porcelainier allemand ROSENTHAL.

En 1998, le musée de Sèvres présente un rétrospective de son œuvre, accompagnée par l’ouvrage d’Antoinette FAŸ-HALLÉ : PORTANIER, un magicien des couleurs. Gilbert PORTANIER expose régulièrement dans toute l’Europe et travaille encore actuellement à Vallauris.


Cette exposition a lieu en même temps que la 17e édition des Journées de la Céramique, juste à côté (place Saint-Sulpice).

Bref, une double occasion de passer un agréable week-end dans la capitale !

(1) Du jeudi 3 au dimanche 6 juillet, de 10 h  à 20 h, atelier Fance FRANCK, 47 rue BONAPARTE, 75006 PARIS (code 4581 - Interphone "Fance FRANCK - Jean d'ALBIS").

mardi 1 juillet 2014

"Hana Iti XV" de Joel VOGT

Joel VOGT (né en 1987)
"Hana Iti XV" (1995)
50 x 75 cm

Dans un mois pile : les vacances :-). Cap sur la Polynésie et en particulier les Marquises, d'où le choix de cette photo aujourd'hui.

La photographie, un médium que j'apprécie de plus en plus...

Cette épreuve en noir et blanc, tout en camaïeu de gris, est une vue générale de l'ancien "hôtel" Hana Iti ("petite baie" en tahitien), sur l'île de Huahine. Un hôtel chicissime, au charme fou, tout droit sorti de l'imagination d'un milliardaire américain écolo, créé sur un site paradisiaque ayant appartenu au chanteur Julio IGLÉSIAS mais hélas rayé de la carte par un cyclone en 1998. Depuis, la nature a repris ses droits. Le site, uniquement accessible en bateau, est vraiment l'un des plus beaux de Polynésie. A ne surtout pas manquer si vous allez un jour à Tahiti !


L'un des fare (prononcer "faré", maison en tahitien) du Hana Iti, construit au sommet de la canopée. Mon rêve le plus fou ? Vivre dans une telle habitation, bien tranquille, en semi Robinson, entouré de tous mes bébés...

Unique dans ce format, elle est signée par l'artiste au verso et certifiée par ce dernier.

Inv. PM JV 1

PS : si vous voulez vous évader un peu, ne manquez pas Passion patrimoine : de Tahiti aux Marquises, dans le cadre de l'émission Des Racines et des Ailes, rediffusée demain soir sur France 3. Et pour apprécier les charmes de la belle Huahine : Le Prince du Pacifique, film en grande partie tourné sur le site du Hana Iti.