mercredi 14 novembre 2012

Vase "boule" de Jacques et Dani RUELLAND

Jacques (1926-2008) et Dani (1933-2010) RUELLAND  
Vase "boule" (circa 1960)
H. 9,5 cm, Ø 7,5 cm

Encore un RUELLAND ! Décidément, il n'y en a que pour eux dans cet appart. Mais qu'est-ce qu'il peut bien leur trouver à ces potiches ? Il y en a tellement que je ne peux plus aller voir mes copines sans en trouver un sur ma route ! Au fait, je ne me suis pas présentée : moi, c'est Lucette, la plus mignonne (ben oui :-) des chouettes de mon père adoptif et, je le sais, son "bébé" préféré. En ce moment, il est un peu fatigué. Normal, à courir partout. Du coup, ce soir il préfère regarder un film à la télé, "Quatre étoiles" (pas étonnant, il a des goûts de luxe ce garçon). C'est donc moi qui bosse. Esclavagiste ! Bon, je termine avec mon frangin qui se prend pour une star : c'est sûr, il a une belle gueule avec sa couleur jaune orangée nuancée de très fines particules rouges, mais il est tout petit. Il porte le nom de ses vrais parents, "Ruelland", incisé sous la base et traîne en ce moment avec six de ses frères et soeurs de couleurs proches sur la partie droite de ce qui servait de bureau à mon papa. Le pauvre, il est obligé de travailler à la cuisine ou sur son vieux canapé... J'arrête là mais reviendrai périodiquement vous parler de ma vie et de celle de mon très atteint papa. A bientôt !

Inv. PM JDR 25

lundi 12 novembre 2012

Escapade parisienne (IV)

2 H du mat : déballage !

Un Nice-Monaco en limousine par la basse corniche, pas mal pour débuter la semaine, n'est-ce pas ? Certes à 1 H 30 ce matin, après un Paris-Nice en TGV particulièrement haché (près de 2 heures de retard), mais la Côte d'Azur est si belle la nuit, qui plus est parcourue aussi luxueusement. Merci à la SNCF pour ce délicieux moment qui me fit complètement oublier les désagréments du retard...

Comme d'habitude, cette escapade aura été régénérante, entre lèche-vitrine à Saint-Germain des Prés, shopping, exposition (le sculpteur Philippe HIQUILY à la galerie LELOUCH), salons (Antiquités Brocante Bastille et Paris Tableau), Puces de Saint-Ouen et surtout très agréables rencontres (merci Aurélien, Thomas, Vincent, Cédric, Sébastien, Marie-Pascale, Augustin, Lionel, Marie-Laurence, Éric, Emmanuelle, Stéphane, Maxime et enfin Raphaël), tout ceci au pas de course hélas.

Cinq petits nouveaux sont venus agrandir la famille : un très attendu vase "corsage" de Pol CHAMBOST, modèle "1040" (1) pour les initiés (merci Maxime ;-), une petite coupe très colorée de Mado JOLAIN, une étonnante coupe en grès émaillé d'oxydes métalliques des LERAT, un magnifique petit vase "obu" des RUELLAND et enfin un imprévu "Toucan" en grès superbement émaillé - on dirait qu'il a été sculpté dans de la glace à la vanille ! - de René-Pierre JACOT-DESCOMBES (2) qui m'a fait de l'oeil alors que je tuais un peu le temps au Louvre des Antiquaires avant de prendre mon train. Ils ont tous trouvé leur place en quelques minutes. Incroyable, n'est-ce pas ?

"+ 5" au 12 novembre : ça va. Novembre devrait en effet être plus calme !

(1) Il existe aux moins neuf versions de ce très séduisant modèle anthropomorphe, présenté par son créateur au IXe Salon des ateliers d'art en septembre 1954 :

- blanc satiné, intérieur rouge brillant ;
- blanc (satiné ?), intérieur noir (mat ?) ;
- jaune anis satiné, intérieur blanc satiné ;
- jaune "peau d'orange", intérieur noir satiné ;
- noir satiné, intérieur blanc (mat ?) ;
- noir satiné, intérieur jaune anis mat ;
- noir satiné, intérieur vert brillant ;
- noir (satiné ?), intérieur rouge (brillant ?) ;
- rouge brillant, intérieur blanc mat.

On pourrait donc croire que ce modèle a été massivement produit. Ce n'est pas du tout le cas puisque que l'on ne connaît que quelques exemplaires ce chaque version. J'aimerais bien dénicher un beau spécimen de la première...

(2) René-Pierre JACOT-DESCOMBES est né en 1930, à Yverdon (Suisse). Après une formation de céramiste et encouragé par le célèbre sculpteur animalier Edouard-Marcel SANDOZ, il s'installe à Paris en 1954. Il y fréquente divers ateliers de céramique et de  sculpture : La Grande Chaumière, ZADKINE, CONSTANT, DARNAUD, BADIA, etc., tout en dessinant régulièrement au Jardin des Plantes et au zoo de Vincennes. En 1965, il installe son atelier au pied de Montmartre. Il participe à de nombreuses expositions, en France (notamment à Moustiers-Sainte-Marie) comme en Suisse (Genève). En 1979, il entame une collaboration avec la cristallerie DAUM et participe à sa relance grace à ses modèles d'animaux, de cactus et de voitures. Dessinateur et sculpteur de l'expression dans l'instant, des forces contenues et retenues, il adore croquer les animaux, qu'il soient domestiques ou sauvages mais ne dédaigne pas la sculpture abstraite et les contenants (vases, bouteilles). Il décède en 2007.

vendredi 9 novembre 2012

Help SVP !


Frédéric, collectionneur marseillais de céramique 50 et... étudiant en architecture recherche des plans et photos de constructions de Ferdinand FILLOD (baraquements métalliques d'après-guerre) pour son mémoire de fin d'études.


Si vous pouvez l'aider, contactez-le en cliquant ici.

Bon week-end (de chine ;-) !

mercredi 7 novembre 2012

"Le Vieux Moulin"



C'est le nom de l'atelier vallaurien du céramiste Robert PÉROT (1931-2003), fondé par ce dernier en 1954 et situé dans l'ancien moulin à huile du village.

Il restera actif jusqu'en 1973, date à laquelle l'artiste quittera Vallauris pour la région parisienne (Villejuif), où il se consacrera à la sculpture.

Les cartes postales anciennes sont une source iconographique très intéressante. Je suis tombé sur celle-ci par hasard. Elle date de la fin des années 50 et a été éditée par CIM, Combier Imprimeur Maçon, une maison fondée avant la Première guerre mondiale par un photographe passionné, Jean COMBIER, et qui publiera plus de deux millions de visuels différents...

mardi 6 novembre 2012

Vase "à col bleu" de Jean RIVIER

Jean RIVIER (né en 1915)
Vase "à col bleu" (circa 1960)
H. 27 cm, Ø 12 cm

Ce très beau RIVIER est l'un des plus intéressants de ma collection, pas pour son décor, classique, mais pour son remarquable double émaillage et sa forme, atypique avec ses deux curieuses "mini anses".

Il est signé "Jean Rivier", au stylet sous la base.

Provenance : galerie DANK. 

Inv. PM JR 4

dimanche 4 novembre 2012

"Dans les Puces de Saint-Ouen"

France 5 diffusera ce soir à 20 H 30 et dimanche prochain à 15 H 55 un intéressant documentaire (1) consacré aux Puces de Saint-Ouen.

En voici le synopsis :

Aux abords de la Porte de Clignancourt, se trouve le plus grand marché aux puces du monde. Onze millions de visiteurs y affluent tous les ans et chaque week-end, 200.000 personnes s'y pressent. De la pompe à velo vendue 20 cents au lustre Louis XVIII cédé a plusieurs dizaines de milliers d'euros, on trouve toute sorte d'objets, de meubles et de vêtements dans cette incroyable caverne d'Ali baba. On y croise aussi une foule de gens et de tribus : biffins miséreux, créateurs branchés, antiquaires fumant le cigare, rappeurs ou encore policiers. Une France en miniature cohabite dans un périmètre d'à peine deux kilomètres. Chaque communauté a son propre territoire, ses propres codes et son univers. Toutes se mélangent et évoluent au gre de l'histoire du marche. C'est ce métissage unique qui fait l'identité des puces... et son âme. En immersion dans ce monde à part aux portes de la capitale, derrière les vitrines et les piles de vêtements, ce documentaire montre l'envers du décor de ce village particulier.

Espérons qu'il donne envie à de nombreuses personnes d'aller s'y balader...

(1) 52 minutes. Écrit et realisé par Baya BELLANGER. Produit par Elle est pas belle la vie !, avec la participation de France Télévisions et du CNC. 2012. 

vendredi 2 novembre 2012

"Voyez grand, voyez loin...


...et dépêchez-vous".

C'est par ce conseil énergique et lucide de son mari, le biologiste Henri LAUGIER, que s'achève la passionnante biographie de Marie CUTTOLI par Dominique PAULVÉ, un livre que j'ai dévoré et dont je vous conseille vivement la lecture.

Marie CUTTOLI et Henri LAUGIER sont deux fous d'art et de modernité qui ont bâti l'une des plus remarquables collections d'art moderne et cotoyé les plus grand artistes, scientifiques et hommes politiques du XXe siècle. C'est mon intérêt croissant pour la tapisserie qui m'a conduit à ce couple remarquable, Marie CUTTOLI ayant été, avec le peintre Jean LURÇAT, celle qui a remis au goût du jour cet art ancestral.

Je laisse la parole à l'éditeur, NORMA, qui a signé un bon résumé :

La vie de cette femme ambitieuse et instinctivement férue d’avant-gardisme se déroule comme un roman. Rien ne prédestinait Marie Bordes, née à Tulle en 1879 d’un père limonadier, à devenir "le catalyseur de l’art moderne" respecté de tous les collectionneurs, galeristes et conservateurs des musées du monde entier. Grâce à ses idées audacieuses et par le biais de sa galerie Myrbor, les plus grands artistes de son époque se sont penchés sur l’art de la tapisserie, à commencer par Rouault, Picasso ou Le Corbusier. Participant par son œuvre à l’évolution du décor moderniste, Marie Cuttoli a aussi fortement contribué au renouveau des ateliers d’Aubusson dans les années 30. Épouse du maire de Philippeville, Paul Cuttoli, dont elle conservera toujours le nom, c’est avec l’éminent professeur Henri Laugier qu’elle passera cinquante années d’une vie sous le signe de la passion amoureuse, de celle de la collection d’œuvres d’art et du mécénat.

Difficile de ne pas être un peu nostalgique après la lecture d'un tel ouvrage, qui voit défiler tant de grands esprits aujourd'hui oubliés ou méconnus. Heureusement, leur oeuvre subsiste et aide à vivre ceux que notre pauvre époque désespère...